L'impact fatal
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| Informations |
| Univers | Plusieurs |
| Description | Cette fic est écrite par les validateurs. Marioïd arrive sur Terre à bord d'un fragment de sa planète, qui a été désintégrée. Il tombe non loin du Manoir où habite Eboorifée, et les conséquences de la collision de son "vaisseau" sont graves pour Yoshi-chan et Epéshiste (Link275 en Yoshi). |
| Statut | En cours |
| Note des visiteurs et des membres | 7.33/10 |
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Table des matières
Chapitre 1 : Le destin de l'île Yoshi, et l'Enfant des Etoiles
- Partie I
- Partie II (par Eboorifée)
- Partie II (par Marioïd)
Chapitre 2 : La victime, les suspects...
- Partie I
- Partie II
Chapitre 3 : L'enquête...
- Partie I
- Partie II
Introduction
Partie I
Planète SR388 : Dans une montagne…
« Décidément notre espèce semble être maudite, d’abord ce robot qui a
quasiment dépeuplé notre planète, ensuite le feu du ciel qui va bientôt
s’abattre sur nous.
Nous sommes les seuls Metroids à savoir communiquer
avec le reste du monde grâce à l’Enfant du Ciel qui nous a tout enseigné. Nous
nous cachons dans cette montagne aperçue dans les visions de notre bienfaiteur
car nous espérons qu’elle nous protègera et empêchera la destruction totale et
définitive de notre famille. » Dit le doyen de la ``famille’’. Au même moment
une explosion lointaine retentit puis un silence de mort. « Ca commence … »
murmura Marioïd, le chasseur du clan.
Ils entrèrent alors dans les cocons de stase construits pour l’occasion puis
entrèrent en hibernation.
Ils n’entendirent pas les cris des autres animaux affolés par la vision de la
station spatiale fonçant droit sur eux, ils n’entendirent pas l’explosion
surpuissante qui anéantit leur planète, enfin ils n’entendirent plus rien
pendant les deux ans que dura leur voyage à l’abri dans la montagne les
transportant tel un vaisseau de pierre et de roche.
Royaume Champignon : Bois des Boos…
Une Boo était sortie du Manoir pour échapper à son quotidien, et pour méditer sur son sort :
« La pénombre est mon domaine. Je ne connais rien d'autre. Au fond de mon cœur, s'anime cette douce mélancolie. Pourtant, les sentiments me sont interdits. J'aurais aimé être sans soucis, sans défaut. Mais me voilà au commencement de la fin, un fantôme torturé par la solitude. J'ai toujours eu peur de me retrouver l'âme esseulée, oui certes, les Boos vivent en communauté, emmurés dans leur manoir. Torturés ainsi par l'esprit, ce n'est pas une après-vie ! Je refuse de me conformer à une vie pareille ! Et même si dans ma vie, j'ai souvent été contrainte, moi, Eboorifée, cette fois-ci, je me rebellerai.
Cette nuit de remords, cette soirée d'espoir, je sors fuyante du manoir de la forêt éternelle. Sans fin, oui cela n'est autre que pure vérité. J'erre déjà depuis longtemps dans le bois, à la recherche d'une solution. Je n'aime pas me perdre dans mes songes, m'oublier dans l'antan, me perdre dans le passé. Un fantôme n'avait guère que cela pour se rattraper. Mes pensées mornes me tournent vers le ciel illuminé de ses étoiles parsemées de-ci, de-là, une beauté céleste. Le chemin à suivre, la voie lactée qui emplissait mes nuits. Pourtant, je distingue un étrange changement, quelque chose filait, à toute allure. Cela n'est guère une étoile filante, du moins me semble-il. Mais… il s’approche… Le sol tremble…Il...s'était écrasé...c'était impossible ! Mais pourtant, une incendie est bien visible, non loin… Peu m'importe de voir brûler un peu de ce bois mort. Mais qu’est-ce qui était tombé… Je n’en ai aucune idée… »
Ainsi, la Boo avait vu le « vaisseau » de Marioïd tomber, mais malgré cela, décida de rentrer. De plus, l’heure avait bien avancé… les camarades fantômes devraient remarquer son absence.
Pendant qu’elle rebroussait chemin, elle repensa à ce qu’elle avait vu.
« Mais un détail me trouble. Cela aurait pu être un ange, mais j’en doute fortement. Non, un simple humain, évanoui dans la forêt. Ce n'était pas commun, d'habitude, les fantômes effrayent ces hommes fétiches, et ils fuient tous, sans exception. Celui-là, dès son réveil agirait tout aussi lâchement. Mais j’y retourne, quelque chose de surnaturel veut m’emmener à lui…
Quel visage pénétrant ! La fente de ses yeux, sa peau satinée, ses cheveux soyeux, cette innocence même inonde son âme. Il ne peut être mauvais, je veux m'accrocher à l'espoir. Si seulement....si seulement il pouvait être différent. Si seulement à son réveil il ne s'enfuyait pas ! Si seulement il était capable d'accepter de devenir mon bonheur, pour que je puisse revivre. Je souhaite le contempler sans fin, tenter, malgré mon apparence nébuleuse, de m'allonger à ses côtés et de m'assoupir au creux des bras de ce parfait petit être si fragile…
Non, dès son réveil, il s'enfuirait, je ne dois pas m'accrocher à cet espoir crédule. »
Sur ces mots, décidée, la Boo s’en alla… mais revint finalement, ne pouvant ce résoudre à abandonner là cet homme frêle, égaré en un lieu qui lui était inconnu. Elle s’en saisit, et l’emmena avec elle au manoir, croyant, ce qui était rare, au futur, à l’amour. Cette explosion était une bénédiction.
Un autre homme, plaqué derrière un arbre, dos au vent, avait observé la chute de l’astre. Même si le vaisseau était encore plein de ses habitants endormis, l’homme s’avança immédiatement après, ombre parmi les ombres, vers le cœur du corps céleste, ouvert.
Marioïd se réveilla bien des heures plus tard, il
se trouvait dans un espace réduit et rempli d’eau froide lui empêchant tous
mouvements. Soudain un vieil homme entra dans ce que le Metroid
devina être un laboratoire puis il remarqua une petite table sur laquelle était
attaché un des siens !
La vieux approcha un couteau du corps immobile de la
créature. Marioïd retomba dans le coma à ce moment
là. Son sommeil comateux perçut quand même les cris de douleur de l’autre coté
du verre.
A son réveil il crut à un cauchemar, qu’il était encore sur sa planète en
sécurité et pas dans le labo d’un fou à lier, mais le froid de son bocal le
ramena vite à la réalité et l’instinct le plus primaire lui revint alors : la
vengeance. Il n’avait plus qu’une idée en tête, tuer
cette ordure qui a osé toucher à sa famille. Un élan soudain d’adrénaline lui
apporta la force de briser la vitre de sa prison, répandant l’eau à terre. Il
observa la salle puis repéra les siens immobiles, entasser les uns sur les
autres, froids, morts. N’écoutant que sa rage, il commença à détruire tout dans
le labo jusqu’à tomber sur l’assassin de son clan. Il lui tournait le dos face
à une sorte de réservoir, c’était le moment de le faire souffrir, le Metroid voulait voir la peur et la souffrance dans les yeux
de sa victime, il DEVAIT souffrir.
Il s’élança griffes pointées vers l’avant près à tuer quand le vieil homme
décala sa tête de quelques centimètres pour regarder un dossier, envoyant Marioïd sur le réservoir.
L’explosion qui en résulta ne tua pas la créature mais il eut juste le temps de
trouver son chemin pour s’enfuir car le « réservoir » était en fait le réacteur
central du laboratoire dont l’explosion provoqua une réaction en chaîne très
violente.
Une fois hors d’atteinte des explosions, Marioïd
resta un long moment immobile sur le sol.
Il était le dernier représentant de son espèce, condamné à l’extinction, seul.
Son seul réconfort fut la certitude que l’homme était mort bien qu’il ne
retourna pas sur le lieu de l’explosion.
Autour de lui les arbres était soit totalement dénudés soit brulés. Ainsi il
s’avança à travers les flammes vers la sortie de la forêt.
Partie II
Cet écrasement de la météorite a donc été vu de près par une Boo et un
chercheur, mais aussi de loin par des Yoshis, qui en
subirent de graves conséquences…
-Retour
dans le passé, avant que la météorite n’arrive-
Le vent
planait sereinement sur l'île des Yoshis, la forêt
regorgeait de petits dinosaures de différentes couleurs, certains dormaient et
d'autres mangeaient. La jungle n’avait pas été altérée par le tourisme, grâce
au soin apporté à la préservation de la diversité.
Le
village Bordemer, idéalement placé au bord de la mer
– comme son nom l’indique – ressemblait à tous les autres villages de l’île :
les maisons étaient en bois coupé par les Yoshis
eux-mêmes, et la cabane du chef du village, les boutiques, l’école, ainsi que
le nid des Mainates étaient disposés autour de la place centrale, toujours
animée le jour, et même tard le soir lors des fêtes joyeuses.
Pourtant,
c’est dans ce village qu’Epéshiste est né, il y a 14 ans. Il sortit de son œuf en la cassant avec son épée, qu’il savait déjà manier. Lui et son arme étaient si liés qu’ils grandissaient en même temps.
Il
semblait mignon et gentil comme tous les autres Yoshis.
De couleur verte, à l'esprit logique, il rêvait souvent la nuit d'aventures
dans un pays lointain, moyenâgeux, sauvant une certaine "princesse
Zelda", le pays "Hyrule" et le monde
de la Lumière.
Ce
jour-là il finissait l'école par un cours de biologie. Le professeur exposait
l’avenir du système champignon.
« -
Comme tout l’hélidrogène de la Super Etoile sera
épuisé, il explosera dans 1000 milliards d’années, ce qui détruira toutes les
planètes du système : nous mourrons tous. Eh oui, c’est la vie… »
Epéshiste, armé de son légendaire sens de
l’humour, objecta :
« - Non
m’sieur, c’est la mort ! »
Son rire
fut suivi d’un silence complet, plutôt rare en classe, jusqu’à ce qu’il
reprenne la parole :
« - Bah
quoi, ce n’était pas drôle ? »
Pendant
ce temps, un seul Yoshi n'était pas en compagnie de
ses semblables. Un Yoshi femelle de teinte violette
et ayant des cheveux, attachés en queue de cheval, ce qui l'a rendait
différente de ses frères.
Tout le
monde l'appelait Yoshi-chan, une référence à ses
talents en arts martiaux et aussi du fait qu'elle disait certains mots en
japonais.
Yoshi-chan était en haut du volcan,
elle regardait en panorama, son île natale. Elle voulait visiter d'autres pays,
d'autres continents, car faire sans arrêt le tour de l'île l'ennuyait plus
qu'autre chose. Toujours voir le même paysage était fatiguant...
Mais
voyager seule n'était pas ce dont elle pensait, elle avait beau demander à ses
semblables de l'accompagner, ils étaient tous contre l'idée de risquer leur vie
au-delà de leur petite île tranquille.
La Yoshi violette réfléchissait, comment partir de ce lot
quotidien avec un ami ? Des amis...
Sa
méditation fut interrompue par un tremblement de terre si violent qu'il fit
vaciller la dinosaure. Le temps de reprendre son
équilibre, elle remarqua que la lave du volcan montait dangereusement.
"Bon sang!" s'écria Yoshi-chan en regardant
la masse rougeâtre s'élever de plus en plus.
Alors
que la sonnerie de 16h30 venait de retentir dans le petit établissement d’Epéshiste, l'alarme fut déclenchée.
L'éruption
avait été provoquée par l’impact du météore de Marioïd.
La collision, violente, entraîna des ondes de chocs sous terre, qui touchèrent
le sous-sol de l’île des Yoshis suffisamment pour que
son volcan, censé être inactif, rentre en activité.
L’évacuation
de l’île commença alors, conformément au plan prévu. L’alarme fut audible par
tous les Yoshis, même endormis, et ils suivirent les
consignes préalablement données : ils devaient se rassembler au port principal,
la ville Yoshi, les Yoshis
adultes montés par les enfants, mainates et humains, moins rapides.
Heureusement, le tremblement de terre provoqué ne fut pas si violent, et tous
s’en sortirent. Seulement, au port, seuls trois grands bateaux stationnaient.
Les secours n’étaient pas encore venus, et le temps qu’ils viennent, l’île
serait entièrement recouverte de lave. Finalement, on réussit à embarquer tout
le monde sur les trois bateaux, qui flottaient encore, malgré le nombre
excessif de passagers. Après un comptage rapide et désorganisé, le départ fut
imminent.
La Yoshi violette regardait son île natale ensevelie par cette
masse brûlante, le cœur serré et une grande envie de pleurer, mais un ninja
devait retenir ses larmes ! La cruelle loi des shinobis...
Une vague plus haute que les autres fit tanguer le bateau qui s'était pourtant
éloigné de l'île devenue maintenant une montagne en fusion. Les Yoshis se tinrent les uns les autres afin de ne pas tomber
à l'eau, malheureusement pour Yoshi-chan, elle se fit
bousculer par un de ses frères trop paniqué pour faire attention et tomba à la
mer. Ses semblables, trop occupés par leur panique, ne remarqua pas que leur sœur
était sous l'eau et celle-ci essaya de nager du mieux qu'elle put, mais la mer
était agitée et la Yoshi violette but la tasse et ne
pu reprendre son souffle à la surface... Et elle s'évanouit par manque d'air...
Encore
inconsciente, Yoshi-chan gisait sur la plage du
royaume champignon...
Partie I
Pendant ce temps, les navires se rapprochaient de plus en plus de Toadville. Epéshiste pensait encore et toujours, comme tous les Yoshis, au sort tragique de son île. Mais, comme Yoshi-chan, il retint ses larmes : "Un homme ne doit pleurer que quand tout est fini" selon Godot, et il n’avait pas tout perdu : il avait toujours sur lui une clé USB, contenant Nintendofic et ses fics.
A l’approche du port de Toadville, le vent se calma, et les bateaux purent accoster sans encombre. Les passagers descendirent tristement et lentement, contrairement au départ. Le chef des Yoshis prononça alors un discours :
« Notre île a entièrement été inondée de lave, probablement à cause des chocs engendrés par l’impact d’un météore sur le bois des Boos, visible depuis Yoshiville. Tous les villages ont donc été touchés, et ravagés partiellement voire complètement. Selon nos dernières informations, certains bâtiments de Yoshiville ne seraient pas entièrement détruits, ce qui nous permet de reprendre espoir, malgré notre tristesse commune.
Dans tous les cas, je le promets, l’île sera entièrement reconstruite, la jungle replantée au mieux, la faune restituée par Merlon. Il faudrait pour cela demander à la Princesse de décréter l’état de catastrophe naturelle. Mais avant, vérifiez si tous vos proches sont là. Cela serait plus efficace que le comptage du départ ! »
Dix minutes plus tard, le « recomptage », tout aussi désorganisé que le premier, fut terminé. A l’issue de cette vérification, le chef Yoshi commença une conclusion.
« Bien, personne ne manquerait… [un assistant va le voir] Quoi ? Un, ou plutôt une Yoshi, manquerait ? Bien. Il semblerait que Yoshi-chan manque. Elle est violette, et a des cheveux de même couleur. Il faudrait que l’un d’entre nous aille la chercher. Procédons à un vote démocratique. »
Une urne fut rapidement installée, avec à côté une pile de papiers et un stylo. A la demande du chef, chacun passa à son tour devant l’urne, pour y déposer le papier avec le nom de la personne à expédier dessus.
« Alors, les résultats du vote sont : Epéshiste à 57%, Jashi-Chan à 38%, Yoshii-San à 2,5%, Chef Yoshi à 2,4%... et Yoshi-chan à 0,1%. Mais qui a voté Yoshi-chan ?! Hem. En tous cas, Epéshiste, tu as été désigné pour partir à sa recherche. Loue donc un hors-bord pour la chercher en mer !
- Oui, chef. » Répondit-il, et il alla exécuter ses ordres immédiatement.
Au port de plaisance, il montra une lettre du chef signée, comme quoi il devait louer un hors-bord en urgence pour sauver une Yoshi, peut-être en train de se noyer. Dès que le Toad responsable du magasin lui donna les clés pour démarrer, il le remercia et partit aussitôt.
Comme il y avait tout de même une chance que Yoshi-chan se soit échouée sur une des plages désertes au sud de la capitale, c’est là qu’Epéshiste alla en premier.
Pendant ce temps, Yoshi-chan reprenait conscience. Elle sentit qu'elle était sur la terre ferme, mais elle n'ouvrait pas les yeux, comme si elle ne voulait pas se lever. La vérité était trop dure à accepter, son île natale venait d'être ensevelie par des tonnes de lave en fusion...
Elle serra son poignet et frappa le sol, "Kuso ! (« merde » en japonais)" Cria Yoshi-chan avec colère. Son impuissance était intolérable pour elle, une ninja digne de ce nom se doit de protéger son lieu de naissance et ses compagnons.
Mais au fait, et ses frères? S'en sont-ils sortis?
Ne voulant pas ruminer plus longtemps sur son erreur, elle se releva avec peine et fixait l'horizon pour trouver la trace d'un quelconque Yoshi. C’est alors qu’Epéshiste arriva.
« WAHHOUM ! » Cria Yoshi-chan, depuis la plage. Epéshiste la remarqua, répondit par
« OUAHIN ! » et vola à son secours.
« - Le Grand Yoshi Vert à Chaussures Marron soit loué ! Yoshi-chan, ca va ? Que s'est-il passé ? Demanda-t-il, inquiet.
- Ca peut aller, on était tous tellement serrés que j'ai été.....poussée dans la mer... répondit-elle, gênée. Mais au fait qui es-tu ? Et comment connais-tu mon nom ?
- Je suis Epéshiste, tellement attaché à mon arme que je grandis avec. On m'a envoyé te chercher, car tu manquais à l'arrivée des bateaux à Toadville. Nous sommes sur une plage au sud de la ville.
- Ils vont bien alors? Ouf je suis rassurée... Enchantée de faire ta connaissance.
- Moi aussi. Tes cheveux te vont bien ! Dit-il, en souriant.
- Merci ! Les autres trouvent ça bizarre, on me dit pas souvent ce genre de compliments
- Bon eh bien, allons rejoindre les autres, ils seront sûrement contents de te revoir ! »
- Ouaip, allons-y. »
La conversation terminée, les deux Yoshis se mirent en route vers Toadville, pour retrouver leur famille...
Partie II (par Eboorifée)
Les portes du
manoir s'ouvrirent, j'entrais au sein du hall principal, mon bel inconnu en
main. Je me fichais bien des commentaires de mes camarades spectrales qui me dévisageaient
d'un mauvais œil. Cela dit, je pouvais comprendre leur ressentiment, moi-même
je haïssais le changement, alors un être humain, un homme évanoui en plein cœur
d'une communauté de fantômes ! Mais son aura divin, sa beauté de jouvence, son
petit air innocent me fendait mon inexistant cœur gelé d'ectoplasme. Je
voletais ainsi au premier étage, mon léger et adorable fardeau sur les épaules
et le déposais délicatement au sein d'un lit qui n'avait pas servi depuis des
siècles. Je l'observais un instant puis vins m'accouder à la fenêtre fissurée
en de nombreux points.
Je restais
ainsi, à ruminer, le regard dans les étoiles, de là était tombé cette
météorite. Et par son biais, moi autrefois froide et morne commençais peu à peu
à m'épanouir. Un seul homme égaré en était la cause, fait que je n'avais de
cesse de comprendre ! Comment était-il possible que l'amour vienne ainsi
foudroyer mon banal quotidien ? Moi, un spectre ! Une intruse dans le monde des
vivants. Je ne pouvais résoudre à m'avouer que je l'aimais ! J'entendis
non-loin mon bel endormi se tirer des griffes de Morphée, il allait fuir, je le
savais. Pourtant, il osa à peine ouvrir les yeux, se recroquevilla sur
lui-même, et pleura en hurlant :
« -Non ! Non !
Lâchez-moi ! Je vous en conjure ! Laissez-nous partir ! Nous n'avons rien fait
! Nous ne sommes pas les coupables ! Tout cela n'est que pur hasard...s'il vous
plaît, s'il le faut, tuez-moi, volez mon âme, mais au moins, laissez mes amis
en paix ! Cria-t-il apeuré entre deux sanglots.
-Eh ! Enfin,
reprends tes esprits ! Je ne suis pas un bourreau ! Tu es ici dans un manoir
hanté, et bien que nous soyons des spectres, cela ne fait pas de nous des
monstres ! Les humains n'ont normalement pas le droit de séjourner ici. Mais
l'on t'a trouvé inerte, exténué, au sein de cette forêt, expliquai-je
légèrement irritée, était-ce de moi dont il parlait ainsi ?
-Milles excuses
! Je ne voulais pas vous importuner ! Je...cauchemardais, pourtant éveillé,
sensations que je doute vous voir connaître. Je...c'est étrange que je m'en
sois sorti, j'étais...là lorsque la météorite est tombée...c'était terrible !
Un véritable massacre, j'ai fuis, j'ai voulu oublier ces incidents ! J'avais
peur que l'on me retrouve, je pensais que vous étiez un espion.
Hum...non...pardon, une espionne, observa-t-il, si jamais j'avais pu agir comme
un être humain, il m'aurait vu rougir.
-Cet endroit ne
te fait pas peur ? D'habitudes, votre espèce est très lâche, et elle ne perd
pas une seule occasion de se défiler, si tu as peur, et bien je ne te retiens
pas ! Ajoutai-je, bien sur je ne le pensais pas, mais j'avais besoin de savoir,
s'il était comme les autres...
-Ne me jetez pas
dehors, votre manoir semble délabré, mais au moins, il constitue un abri potentiel
pour moi, de plus je suis démuni, loin de tout, je n'ai plus nulle part où
aller. Désormais, ma vie est fichue, on va me rechercher, et lorsqu'on me
trouvera, on me tuera ! Je sais qu'un fantôme est un être qui à déjà vécu, au
moins, ici, je suis en sécurité, personne n'en voudra à ma vie ! Fit-il
remarquer, intelligemment.
-Tu voudrais
rester ? Demandai-je interloquée, bouche bée, les yeux écarquillés puis
j'avouais, mais, cela est quasi-impossible ! Notre peuple à une sainte horreur
des humains, te laisser tranquille..., soupirai-je bien embêté.
-Je ne voudrais
pas causer de soucis, mais aujourd'hui, je suis contrains, vous savez, enfin
saviez combien la vie est difficile, n'est-ce pas ? Je vous en conjure, vous
détenez ma vie entre vos mains ! Aidez-moi ! Ne soyez pas sans cœur, un fantôme
conserve bien une part de ses sentiments ? Je n'ai que vous sur qui compter
ici..., supplia-t-il ne me quittant pas un bref instant des yeux, comment lui
refuser cela ?
-Bien, suis-moi,
nous allons parler avec la dirigeante, si jamais elle refuse, je lui
rappellerais qu'un humain est déjà venu ici en ami ! Promis-je souriante. Il
fit de même et ce joli trait sur son visage emplit mon cœur de joie. »
Une foule
haineuse nous observa, tout du moins fixa ce bienveillant étranger, moi, l'on
m'ignorait, mais l'on oubliait point que j'étais la seule coupable. Pourtant,
fantôme ou non, je n'avais que mon juste devoir, celui de tout être sur terre,
soutenir une âme en détresse. Mais la haine s'accrut et je dus me résoudre à
calmer cette foule ectoplasmique par le biais de la parole :
« -Attendez !
S'il vous plaît ! Laissez-moi au moins tout vous expliquer..., commençai-je
affolée par la perspective de laisser cet homme seul dans cette dangereuse
forêt.
-Tu n'as pas ton
mot à dire dans cette histoire, Eboorifée. Tu as
amené un étranger au sein de notre peuple, qui plus est un humain. Nous ne
pouvons cohabiter avec eux. Leurs différences nous accommodent ! Leur mode de
vie est opposé aux nôtres, ils ont des envies qui nous sont inconnus ! Mieux
vaut que ce jeune garçon disparaisse, nos bois devraient être interdits à cette
espèce..., contredit l'un des spectres, le moins aimable et tolérant.
-Non ! Non ! Tu
mens ! Dois-je vous rappeler, à vous tous, qu'un humain a séjourné auprès de
notre peuple ! Et cela n'a dérangé personne, tout cela parce que Dame Bouh en avait fait son petit protégé ! Mais je trouve cela
injuste ! Il n'a nulle part où aller ! On ne peut le laisser sans soutien !
Soupirai-je désœuvrée, si seulement il pouvait rester auprès de moi...
-Cet avorton n'a
rien à voir avec notre héros, tu confonds tout ! Mario nous avait sauvé je te
rappelle, de Tubba Blubba.
Sans son aide, nous ne serions plus là, intervint Dame Bouh,
la foule se dispersa, créant un vide de monde au milieu de la salle où moi,
cette dirigeante un peu trop exclusive et le garçon humain nous trouvions.
-Je me fiche
bien des événements antérieurs à ma venue, je respecte Mario, mais comme tout
être humain ! Ne laissons pas ce jeune garçon seul, c'est injuste ! Vous savez
très bien, que sans aide dans une pareille forêt, il ne fera pas long feu !
Essayez de comprendre ! Fis-je remarquer nerveuse.
-Non est une
réponse négative, claire et concise. Je ne reviendrais pas sur ma décision !
Comprends-tu les refus ? Demanda-t-elle visiblement énervée par cette histoire.
-Arrêtez toutes
les deux ! Stoppa mon bel inconnu, je ne désirais guère être un gène ou le cœur
de vos conflits ! Je disparaîtrai de votre monde s'il le faut, tout ce que je
souhaitais, c'était me trouver un abri provisoire. On me recherche, cette
demeure n'en sera que plus provisoire. Permettez-moi de séjourner en ces lieux
quelques jours, durant ce bref temps, je m'instruirais sur les lieux et
trouverai une nouvelle cachette. Et alors j'essayerai d'arrêter ce vil
persécuteur, mais je vous en pris, ne me rejetez pas pour ce que je suis ! Pour
le moment, je n'ai que vous..., supplia-t-il de façon admirable. Il ne se
plaignait pas, ne faisait qu'exposer des faits, vraiment adorable.
-Bon. Une mesure
exceptionnelle s'impose il me semble. Tu me connais Eboorifée,
je ne suis pas d'une nature cruelle, si ce jeune garçon n'est là que
provisoirement, je ne vois aucune contradiction à l'y en empêcher. Bienvenu
jeune homme, et ne tarde pas trop, nous te procurerons une carte du royaume et
tu pourras ainsi planifier ton escapade. N'hésite pas à nous demander des
conseils, nous autres fantômes connaissons bien les choses de la vie.
Cependant, sache que tout le monde ici n'approuvera pas ton acceptation !
Aussi, sois pieux, et sache te faire oublier au bon moment, expliqua Dame Bouh, bien plus compréhensive que je ne l'aurais songé,
mais après tout, je ne connaissais rien de sa vie d'avant.
-Merci ! Merci
beaucoup ! Tu te rends compte...comment te nommes-tu ? Tu n'en as même pas
parlé ! Me souvins-je alors déçu de ne pas avoir un nom à mettre sur ce si beau
visage.
-Oh moi...c'est
banal...on m'appelait..., commença-t-il hésitant, mais forcément, on
l'interrompit. »
Les deux portes
du manoir s'ouvrirent et un étrange être que je n'osais définir de peur de me
tromper entra. Sa voix hésitante déclara de façon incertaine : ''Je te retrouve
! Enfant des étoiles !''.
Partie II (par Marioïd)
~ Retour en
arrière ~
Il s’élançait à travers la forêt un fol espoir dans la
tête :
« L’un de nous n’est pas mort j’en suis sur ! Parmi les cadavres des
miens il n’y était pas j’en mettrai mes griffes au feu ! Je dois le
retrouver… Notre famille lui doit tout, nous l’avons accueilli enfant et
il nous l’a rendu au centuple. »
Au sol sa trace est reconnaissable entre mille surtout pour un chasseur tel que
Marioïd l’ayant senti encore et encore tout les
jours. Il la suivait donc à toute allure quand des corbeaux surgirent de toutes
parts. Ils foncèrent tous en piqué par vagues successives sur le Metroid qui ne devait pas apprécier qu’on le dérange à se
moment là.
Le sol gris de la forêt se teintât bientôt de rouge, un rouge vermeil, un rouge
poisseux, du sang.
Gisant ça et là les cadavres des feux corbeaux, Marioïd
ayant déjà disparu suivant l’odeur du dernier membre de sa famille.
« Il est sous ma responsabilité maintenant je dois le retrouver, m’assurer
qu’il est en vie, tuer tous ceux qui lui voudraient du mal. Bien sûr il nous
faudra aussi nous faire une place dans ce monde… »
Aussi étrange que cela puisse paraitre, c’est tout en pensant à cela que la
créature abattait froidement plusieurs bestioles en forme de champignon sans
bras. Qu’importe comment il ferait mais il devait retrouver son protégé.
Mais une question, en plus du fait que son frère soit en vie ou non, lui
retourné la cervelle encore et encore :
« Mais qui était cet homme ? Pourquoi toutes ces expérimentations
abominable sur ma famille ? Etait-il vraiment mort ? Enfin ça, je ne
me pense pas qu’il ait survécut à l’explosion du labo, même moi je l’ai sentis
passer, alors un vieillard… mais comment pouvait-il savoir que nous autre les Metroids sommes sensible au froid… enfin mort il ne risque
pas de se servir de cette info. »
Ainsi il continua sont chemin, chemin se teintant peu à peu de rouge car même
si tout le monde trouvera cela immonde, après sa première expérience de cette
planète, Marioïd ne préférait pas laisser la place au
doute. Et puis à preuve du contraire c’était tous ces fous qui l’avaient
attaqué.
Après quelques heures de course il arriva enfin en vus d’un manoir, la piste de
son protégé s’arrêtait là, il n’y avait plus aucun doute. Il était sans doute
retenu ici. Cela ne semblait pas plausible, il savait se battre, il ne pouvait
être prisonnier d’une frêle bâtisse. Quoi qu’il en fut Marioïd
fonça dans la porte la défonçant presque, ignorant tous ces spectres qui
l’observaient les yeux rivés sur son frère :
« Je te retrouve ! Enfant des étoiles ! »
Partie I
Les deux Yoshis arrivèrent après une courte course au château Champignon, où leurs semblables les attendaient avec impatience. Devant le majestueux bâtiment aux couleurs du royaume, ils furent accueillis chaleureusement et dans la joie, mais les deux amis remarquèrent cependant que bon nombre d'entre eux semblaient inquiets…
« Grande sœur ! »
A peine Yoshi-chan eût le temps de se retourner qu'un petit Yoshi aussi de couleur violette se jeta sur elle. Venant de prendre conscience que c'était bel et bien son jeune frère en vie, elle le serra dans ses bras de toutes ses forces, soulagée que sa seule famille de sang soit en bonne santé et non pas en train de se noyer dans l'océan.
« Contente de te voir entier, Taku ! S'exclama la dinosaure violette en relâchant sa prise.
- De même pour moi, et merci beaucoup, Epéshiste, de l’avoir retrouvée ! Dit le petit Yoshi en souriant.
- De rien ! Alors, entrons au château avec le chef, pour faire déclarer l’état de catastrophe naturelle. Répondit-il.
- Le problème, c’est qu’il n’est pas là… Le chef a disparu on ne sait comment, et ca nous inquiète tous… »
Alors, une petite étoile du nom de Tincel avertit les Yoshis que quelque chose de louche se tramait à la colline des étoiles filantes : il avait vu une ombre voler l’espace d’un instant parmi les étoiles. Curieux, les deux Yoshis se mirent en route pour le lieu décrit par l'étoile, craignant le pire. Même après une longue marche sur le mont violet, parmi les étoiles, les deux amis ne voyaient rien d’anormal…
« - C'est quoi là-bas ? Demanda soudain Epéshiste.
Yoshi-chan regarda l'endroit que montrait son ami et ils s'approchèrent pour voir mais ce qu'ils virent les figea de stupeur.
-C'est....non... » Balbutia la dinosaure en violet.
Ce qui se trouvait à terre était en fait...Leur chef gisait mort, sans doute à cause de plusieurs coups de couteau, laissé sur le lieu du crime. La beauté de la colline contrastait trop avec cette scène macabre : les blessures avaient déversé une vaste mare de sang autour du pauvre Yoshi. Yoshi-chan ne pût se retenir, c'était trop dur à encaisser, elle se laissa choir sur le sol devant son chef et pleura sans s'arrêter... Epéshiste, qui avait aussi particulièrement connu le chef, et qui le révérait du fond du cœur, éclata en sanglots, puis se demanda, colérique : « Pourquoi a-t-il fallu qu’il soit tué, qui de plus est d’une telle manière ? Qui a bien pu lui en vouloir autant, alors qu’il était si tolérant et aimable avec tous les Yoshis ? »
Après de durs instants, ils se décidèrent à aller signaler ce triste décès à leurs frères…
La troupe des Yoshis, habituellement joyeuse, plongea alors dans une tristesse et une détresse sans égale. Un garde Toad leur demanda alors ce qu’il s’était passé : la police fut prévenue. Elle ne mit que quelques instants à intervenir, grâce à leurs véhicules à hydrogène, et vint arrêter les suspects, c’est-à-dire… Tincel, Epéshiste et Yoshi-chan.
« - Quoi ? Mais de quel droit nous arrêtez-vous ? Nous ne pouvons pas être les coupables ! On n’a aucune raison de le tuer ! S’exclama Yoshi-Chan, stupéfaite.
- Je… Vous m’accusez d’avoir tué quelqu’un que je respectais le plus au monde ? Ca n’a pas de sens ! C’est impossible, vous ne pouvez pas faire ca ! Cria Epéshiste, énervé mais aussi effrayé par l’idée d’être condamné pour rien.
- Vous vous trompez, je suis un simple témoin ! Pas un meurtrier ! Je ne connaissais même pas la victime ! Argumenta Tincel, pleurant.
- Ne vous inquiétez pas, si vous n’êtes pas coupables, votre innocence sera prouvée au procès. En attendant, vous êtes les seuls à ne pas posséder d’alibi, nous devons donc vous arrêter. » Répondit le policier.
Partie II
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Toutes ces
formes blanchâtres, spectres inertes étaient dans le flou des pensées de
Marioïd.
« IL est là ! Je L’ai retrouvé ! »
***
Eboorifée observa l'étrange créature, d'un air soupçonneux, qu’allait-il faire ? Mais la réponse vint d'elle-même lorsque ce drôle de monstre ébahi s'approcha du garçon des étoiles qui bredouilla un nom que le fantôme n'eut guère le temps de retenir. L'instant d'après, l'individu s'empara de l'inconnu qui avait inconsciemment réveillé les sentiments d'un ectoplasme et s'enfuit du manoir. Le cœur d'Eboorifée ne fit qu'un tour, perdant tout son sang froid, elle se mit à la poursuite de ce kidnappeur. Au loin, elle restait certaine d'entendre son bel inconnu hurler. Mais était-ce pour s'enfuir ou rugir vert de rage auprès de cette personne ? Néanmoins elle pouvait être sûre qu'il préférait être avec elle, dans le manoir de ses confrères, puisqu'il avait lui-même voulu y rester. Le paysage défilait à vive allure, comme guidé par ses instincts, l'aura continuait sa folle course, rattrapant peu à peu son ange et son bourreau. Eboorifée tentait parfois une approche, de sauver son bel inconnu. Quitte à se battre, mais tout cela était inutile...
***
Marioïd
sentait une présence derrière lui, un fantôme (plutôt une fantôme même) le
courser en vociférant, de même son protégé lui parlait mais il n’entendait pas,
il fallait le mettre à l’abri aussi loin que possible de cette forêt quitte à
parcourir cette planète d’un pôle à l’autre. La morte disparue puis réapparue à
coté de lui :
« Arrête !
Relâche-le sale monstre !
-Plutôt
crever ! »
Puis il
lui donna un coup de griffe qui lui passa au travers.
Hurlant sa rage, l’extra-terrestre réfléchissait à toute allure tandis que la
Boo le talonnait de près. Cette course poursuite se prolongea quelques heures
jusqu’à ce que Marioïd, son frère et Eboorifée arrivent dans une ville peuplée
d’étranges personnages coiffés de champignons. Sautant de mur en mur,
parcourant la foule d’une traite, effrayant les habitants au passage, aucun des
deux poursuivants ne voulaient lâcher l’affaire.
Soudain alors qu’il traversait un troupeau de dinosaures mignons et multicolores
à moitié morts de tristesse, la « proie » de Marioïd
hurla :
« Frère !
Arrête-toi et écoute ce que j’ai à dire ! »
Aussitôt
la course stoppée, les dinos dévisagèrent le fantôme et l’alien qui allait
s’expliquer.
Cependant l’atmosphère était encore très tendue et il aurait suffit d’un rien
pour faire craquer le Metroid.
***
C'est là qu'Eboorifée retint le kidnappeur et tenta de le convaincre de lâcher son innocente proie :
« -Enfin ! Laisse-le tranquille ! Il ne peut rester trop longtemps à l'air libre en ville, on le recherche ! Il est bien mieux à couvert ! Il doit retourner dans la forêt !! Fit-elle remarquée prêt à tout pour retrouver l'élue de son cœur.
-Non ! Tu ne comprends rien ! N'interfère pas ! Sa vie n'est plus de ton ressort ! Protesta l'inconnu haineux.
-S'il te plaît, Marioïd, ne la traites pas ainsi. Elle m'a sauvé la vie, je lui dois tout. Son peuple m'avait accueilli ! Toi, tu es venu, tel un kidnappeur, alors il est un peu normal que tout le monde se pose des questions ! Eboorifée, tu n'aurais pas dû nous suivre. J'aurais préféré rester avec toi et tous les autres fantômes mais je crois que mon ami a raison. Nous sommes les deux survivants, autant nous serrer les coudes..., expliqua le jeune garçon en restant tout de même dans le flou.
-Comment ça...cette météorite...? Tous les deux..., commença-t-elle hésitante.
-Pourquoi as-tu tenu à lui en parler, qu'importe le mal est fait ! Spectre, tu vis dans la forêt éternelle, n'est ce pas ? Tu as donc pu voir l'impact de la météorite, en réalité...moi et cet enfant sommes les seuls survivants de ce crash tragique. Tous nos compagnons sont morts ! Mais une personne nous recherche, il a bien compris ce que tous les deux nous sommes, il nourrit de sombres desseins à notre égard. C'est pour cela que tous les deux, nous devons nous serrer les coudes ! Raconta l'étrange créature peinée.
-Je sais ce que cela fait de se retrouver seul et loin de tout. C'est un peu le sentiment d'un Boo lorsqu'il meurt. Maintenant que je suis ici, je ne rebrousserai pas chemin ! Je fais route avec vous ! Cet individu qui vous recherche, il ne vous aura jamais ! Pas tant que je serai la ! Promis-je sur de moi puis j'ajoutai en riant, j'en ai assez de ce monde de pessimiste ! Changer d'air me fera le plus grand bien !
-Hum...je ne sais pas si les routes que nous empruntons seront bien sûres, Eboorifée ! Soit forte, le chemin que nous suivons te sera dur. J'essayerai de te protéger, mais je ne te promets rien, je n'arrive déjà pas à m'aider moi-même ! Ah et aussi...mon nom hein...Appelle-moi, Enfant des étoiles, sourit-il. S fragile, si beau, si innocent.
-Je n'ai pas peur, répondis-je confiante. J'aurais aimé prononcer cette phrase qui donne les roses aux joues, si j'avais été humaine, m'aurait-il pris dans ses bras ? »
Chapitre 3 : L’enquête...
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Partie I
Ainsi les trois accusés présumés innocents, deux Yoshis et une étoile, furent arrêtés et immédiatement transférés à la prison royale de Toadville. C’était la première fois qu’une étoile y fut emprisonnée – à tort ou à raison. Le trajet fut difficile pour nos deux dinosaures, qui n’avaient jamais commis aucun crime. Ils ne savaient pas ce qui les attendait : combien de temps allaient-ils être enfermés ? Quand le procès aura-t-il lieu ? Mais surtout, auront-ils un avocat ?
L’arrivée dans le bâtiment imposant ne les rassura guère. Ses formes carrés, et sa couleur monotone inspiraient une autorité de fer. La pression fut mise sans temps de repos sur les accusés, avec un long interrogatoire dès leur arrivée. Yoshi-chan, Epéshiste et Tincel furent ensuite conduits dans une petite cellule, escortés par des gardes Toad armés jusqu'aux dents. Assise dans un coin, la dinosaure violette réfléchissait, comment se fait-il que cette histoire ait pu les conduire ici ? Dans ce sombre cachot ? Et qui a bien pu tuer le chef? Il faut vraiment avoir un esprit tordu de faire subir ceci à des innocents... Epéshiste était quant à lui psychologiquement épuisé par l’interrogatoire et l’attitude des inspecteurs, qui les traitaient tels des criminels. Mais maintenant, l’angoisse avait pris le relais : Comment allait-il finir ?
Mais les Yoshis n’avaient pas attendu de recevoir une permission quelconque pour revoir leurs frères. Accompagnés de la fantôme, du metroid et de l’Enfant, ils avaient suivi les voitures de police en courant le plus rapidement possible et forcèrent la porte principale, dans un cri de désarroi. Dans ces conditions, les gardes ne purent leur refuser une visite éphémère.
- "Content de voir qu’on a encore du soutien et des personnes qui nous croient, ca réchauffe le cœur… Soupira Epéshiste en esquissant un sourire.
- Je suis sûr que vous n'avez rien fait, pourquoi pourriez-vous l’avoir tué ! S'exprima Taku les poings serrés.
- Ce n'est pas ce que pensent ces imbéciles...Ricana Yoshi-chan, sans joie.
- Il ne faut pas baisser les bras! Dit un autre yoshi non-loin.
- Moi, baisser les bras ? Jamais ! La Triforce du Courage est en moi, et je le vengerai ! S'exclama fièrement le Yoshi épéiste. Il comptait démontrer aux autres, comme il aime si bien faire, qu’il n’était pas coupable.
- Ah! Enfin quelqu'un qui réagit! Se réjouit un autre de leurs frères.
Yoshi-chan les regarda sourire les uns après les autres, ce n'était pas le moment de se laisser abattre! Il fallait rendre justice à leur chef bien-aimé mort dans d’atroces souffrances. La Yoshi violette sourit à son tour, jusqu'a que Tincel se leva.
-Il y a juste un problème, comment on fait pour nous défendre? On a pas d'avocat...Soupira la petite étoile.
-euh..."
Chapitre 4 : Et le procès.
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Tribunal Fédéral, 10 : 24 – Salle des accusés N°3
« Ah, vous êtes là Madame l’Avocate ! »Tribunal Fédéral, 10 : 40 – Salle d’audience N°6
« - La séance est ouverte pour le procès d’Epéshiste, Tincel, et Yoshi-chan.