L'impact fatal

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Marioïd arrive sur Terre à bord d'un fragment de sa planète, qui a été désintégrée. Il tombe non loin du Manoir où habite Eboorifée, et les conséquences de la collision de son "vaisseau" sont graves pour Yoshi-chan et Epéshiste (Link275 en Yoshi).
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Commentaires

Commentaires
MaritinLe 18/11/2009 à 15 h 01 min 8/10
C'est un bon début pour une fic collective ^^
Je sais pas pourquoi mais je n'aime pas certains passages...
Allez hop : 8/10!
FandumarioLe 08/11/2009 à 11 h 17 min 7/10
Hey, je suis même pas dedans :P !
Bon, j'ai mis la note de 7/10 également (il n'y avait pas de 7,5) mais pour d'autres raisons.
Je trouve le passage Metroïd très bien fait, rien à redire, à part peut-être une compréhension assez difficile pour ceux n'ayant aucune base.
Il s'agit plus du passage avec Eboorifée, deux choses :
Lorsqu'elle parle de sa vie qui n'est pas celle qu'elle aurait voulue avoir, elle répète 3 fois le mot "vie", il aurait été plus convenable d'annoncer au moins une fois "celle-ci" ou "cette dernière", ou encore remplacer vie par un synonyme : "existence", "destinée", etc.
Ensuite,
"Mais… il s’approche… Le sol tremble…Il...s'était écrasé...c'était impossible !"
On remarque tout de suite l'impression de rapidité recherchée. Mais si je me rappelle correctement de mes cours de 4e/3e afin de donner un ressenti par le lecteur plus intéressant il suffit d'apporter au présent le petit passage puis de repartir au passé. Le présent de narration, il me semble.

Sinon, rien d'autre à redire, c'est parfait pour un début, autant que ça reste ainsi !
SkullknightLe 07/11/2009 à 21 h 34 min 7/10
C'est magnifique! Rien a re-dire sauf que comme ce n'est que le début je donne pas de note parfaite ;)

Euh...en fait un truc: Je trouve que seule la partie"metroïde" est floue alors ben 7/10 :D

Table des matières

Introduction

Chapitre 1 : Le destin de l'île Yoshi, et l'Enfant des Etoiles
- Partie I
- Partie II (par Eboorifée)
- Partie II (par Marioïd)

Chapitre 2 : La victime, les suspects...
- Partie I
- Partie II

Chapitre 3 : L'enquête...
- Partie I
- Partie II

Chapitre 4 : Et le procès.

Introduction

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Partie I

Planète SR388 : Dans une montagne…

« Décidément notre espèce semble être maudite, d’abord ce robot qui a quasiment dépeuplé notre planète, ensuite le feu du ciel qui va bientôt s’abattre sur nous.
Nous sommes les seuls Metroids à savoir communiquer avec le reste du monde grâce à l’Enfant du Ciel qui nous a tout enseigné. Nous nous cachons dans cette montagne aperçue dans les visions de notre bienfaiteur car nous espérons qu’elle nous protègera et empêchera la destruction totale et définitive de notre famille. » Dit le doyen de la ``famille’’. Au même moment une explosion lointaine retentit puis un silence de mort. « Ca commence … » murmura Marioïd, le chasseur du clan.
Ils entrèrent alors dans les cocons de stase construits pour l’occasion puis entrèrent en hibernation.
Ils n’entendirent pas les cris des autres animaux affolés par la vision de la station spatiale fonçant droit sur eux, ils n’entendirent pas l’explosion surpuissante qui anéantit leur planète, enfin ils n’entendirent plus rien pendant les deux ans que dura leur voyage à l’abri dans la montagne les transportant tel un vaisseau de pierre et de roche.

Royaume Champignon : Bois des Boos…

Une Boo était sortie du Manoir pour échapper à son quotidien, et pour méditer sur son sort :

« La pénombre est mon domaine. Je ne connais rien d'autre. Au fond de mon cœur, s'anime cette douce mélancolie. Pourtant, les sentiments me sont interdits. J'aurais aimé être sans soucis, sans défaut. Mais me voilà au commencement de la fin, un fantôme torturé par la solitude. J'ai toujours eu peur de me retrouver l'âme esseulée, oui certes, les Boos vivent en communauté, emmurés dans leur manoir. Torturés ainsi par l'esprit, ce n'est pas une après-vie ! Je refuse de me conformer à une vie pareille ! Et même si dans ma vie, j'ai souvent été contrainte, moi, Eboorifée, cette fois-ci, je me rebellerai.

Cette nuit de remords, cette soirée d'espoir, je sors fuyante du manoir de la forêt éternelle. Sans fin, oui cela n'est autre que pure vérité. J'erre déjà depuis longtemps dans le bois, à la recherche d'une solution. Je n'aime pas me perdre dans mes songes, m'oublier dans l'antan, me perdre dans le passé. Un fantôme n'avait guère que cela pour se rattraper. Mes pensées mornes me tournent vers le ciel illuminé de ses étoiles parsemées de-ci, de-là, une beauté céleste. Le chemin à suivre, la voie lactée qui emplissait mes nuits. Pourtant, je distingue un étrange changement, quelque chose filait, à toute allure. Cela n'est guère une étoile filante, du moins me semble-il. Mais… il s’approche… Le sol tremble…Il...s'était écrasé...c'était impossible ! Mais pourtant, une incendie est bien visible, non loin… Peu m'importe de voir brûler un peu de ce bois mort. Mais qu’est-ce qui était tombé… Je n’en ai aucune idée… »

Ainsi, la Boo avait vu le « vaisseau » de Marioïd tomber, mais malgré cela, décida de rentrer. De plus, l’heure avait bien avancé… les camarades fantômes devraient remarquer son absence.

Pendant qu’elle rebroussait chemin, elle repensa à ce qu’elle avait vu.

« Mais un détail me trouble. Cela aurait pu être un ange, mais j’en doute fortement. Non, un simple humain, évanoui dans la forêt. Ce n'était pas commun, d'habitude, les fantômes effrayent ces hommes fétiches, et ils fuient tous, sans exception. Celui-là, dès son réveil agirait tout aussi lâchement. Mais j’y retourne, quelque chose de surnaturel veut m’emmener à lui…

Quel visage pénétrant ! La fente de ses yeux, sa peau satinée, ses cheveux soyeux, cette innocence même inonde son âme. Il ne peut être mauvais, je veux m'accrocher à l'espoir. Si seulement....si seulement il pouvait être différent. Si seulement à son réveil il ne s'enfuyait pas ! Si seulement il était capable d'accepter de devenir mon bonheur, pour que je puisse revivre. Je souhaite le contempler sans fin, tenter, malgré mon apparence nébuleuse, de m'allonger à ses côtés et de m'assoupir au creux des bras de ce parfait petit être si fragile…

Non, dès son réveil, il s'enfuirait, je ne dois pas m'accrocher à cet espoir crédule. »

Sur ces mots, décidée, la Boo s’en alla… mais revint finalement, ne pouvant ce résoudre à abandonner là cet homme frêle, égaré en un lieu qui lui était inconnu. Elle s’en saisit, et l’emmena avec elle au manoir, croyant, ce qui était rare, au futur, à l’amour. Cette explosion était une bénédiction.

Un autre homme, plaqué derrière un arbre, dos au vent, avait observé la chute de l’astre. Même si le vaisseau était encore plein de ses habitants endormis, l’homme s’avança immédiatement après, ombre parmi les ombres, vers le cœur du corps céleste, ouvert.

Marioïd se réveilla bien des heures plus tard, il se trouvait dans un espace réduit et rempli d’eau froide lui empêchant tous mouvements. Soudain un vieil homme entra dans ce que le Metroid devina être un laboratoire puis il remarqua une petite table sur laquelle était attaché un des siens !
La vieux approcha un couteau du corps immobile de la créature. Marioïd retomba dans le coma à ce moment là. Son sommeil comateux perçut quand même les cris de douleur de l’autre coté du verre.


A son réveil il crut à un cauchemar, qu’il était encore sur sa planète en sécurité et pas dans le labo d’un fou à lier, mais le froid de son bocal le ramena vite à la réalité et l’instinct le plus primaire lui revint alors : la vengeance. Il n’avait plus qu’une idée en tête, tuer cette ordure qui a osé toucher à sa famille. Un élan soudain d’adrénaline lui apporta la force de briser la vitre de sa prison, répandant l’eau à terre. Il observa la salle puis repéra les siens immobiles, entasser les uns sur les autres, froids, morts. N’écoutant que sa rage, il commença à détruire tout dans le labo jusqu’à tomber sur l’assassin de son clan. Il lui tournait le dos face à une sorte de réservoir, c’était le moment de le faire souffrir, le Metroid voulait voir la peur et la souffrance dans les yeux de sa victime, il DEVAIT souffrir.


Il s’élança griffes pointées vers l’avant près à tuer quand le vieil homme décala sa tête de quelques centimètres pour regarder un dossier, envoyant Marioïd sur le réservoir.
L’explosion qui en résulta ne tua pas la créature mais il eut juste le temps de trouver son chemin pour s’enfuir car le « réservoir » était en fait le réacteur central du laboratoire dont l’explosion provoqua une réaction en chaîne très violente.

Une fois hors d’atteinte des explosions, Marioïd resta un long moment immobile sur le sol.
Il était le dernier représentant de son espèce, condamné à l’extinction, seul. Son seul réconfort fut la certitude que l’homme était mort bien qu’il ne retourna pas sur le lieu de l’explosion.
Autour de lui les arbres était soit totalement dénudés soit brulés. Ainsi il s’avança à travers les flammes vers la sortie de la forêt.

Partie II

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Cet écrasement de la météorite a donc été vu de près par une Boo et un chercheur, mais aussi de loin par des Yoshis, qui en subirent de graves conséquences…

-Retour dans le passé, avant que la météorite n’arrive-

Le vent planait sereinement sur l'île des Yoshis, la forêt regorgeait de petits dinosaures de différentes couleurs, certains dormaient et d'autres mangeaient. La jungle n’avait pas été altérée par le tourisme, grâce au soin apporté à la préservation de la diversité.

Le village Bordemer, idéalement placé au bord de la mer – comme son nom l’indique – ressemblait à tous les autres villages de l’île : les maisons étaient en bois coupé par les Yoshis eux-mêmes, et la cabane du chef du village, les boutiques, l’école, ainsi que le nid des Mainates étaient disposés autour de la place centrale, toujours animée le jour, et même tard le soir lors des fêtes joyeuses.

Pourtant, c’est dans ce village qu’Epéshiste est né, il y a 14 ans. Il sortit de son œuf en la cassant avec son épée, qu’il savait déjà manier. Lui et son arme étaient si liés qu’ils grandissaient en même temps.

Il semblait mignon et gentil comme tous les autres Yoshis. De couleur verte, à l'esprit logique, il rêvait souvent la nuit d'aventures dans un pays lointain, moyenâgeux, sauvant une certaine "princesse Zelda", le pays "Hyrule" et le monde de la Lumière.

Ce jour-là il finissait l'école par un cours de biologie. Le professeur exposait l’avenir du système champignon.

« - Comme tout l’hélidrogène de la Super Etoile sera épuisé, il explosera dans 1000 milliards d’années, ce qui détruira toutes les planètes du système : nous mourrons tous. Eh oui, c’est la vie… »

Epéshiste, armé de son légendaire sens de l’humour, objecta :

« - Non m’sieur, c’est la mort ! »

Son rire fut suivi d’un silence complet, plutôt rare en classe, jusqu’à ce qu’il reprenne la parole :

« - Bah quoi, ce n’était pas drôle ? »

Pendant ce temps, un seul Yoshi n'était pas en compagnie de ses semblables. Un Yoshi femelle de teinte violette et ayant des cheveux, attachés en queue de cheval, ce qui l'a rendait différente de ses frères.

Tout le monde l'appelait Yoshi-chan, une référence à ses talents en arts martiaux et aussi du fait qu'elle disait certains mots en japonais.

Yoshi-chan était en haut du volcan, elle regardait en panorama, son île natale. Elle voulait visiter d'autres pays, d'autres continents, car faire sans arrêt le tour de l'île l'ennuyait plus qu'autre chose. Toujours voir le même paysage était fatiguant...

Mais voyager seule n'était pas ce dont elle pensait, elle avait beau demander à ses semblables de l'accompagner, ils étaient tous contre l'idée de risquer leur vie au-delà de leur petite île tranquille.

La Yoshi violette réfléchissait, comment partir de ce lot quotidien avec un ami ? Des amis...

Sa méditation fut interrompue par un tremblement de terre si violent qu'il fit vaciller la dinosaure. Le temps de reprendre son équilibre, elle remarqua que la lave du volcan montait dangereusement. "Bon sang!" s'écria Yoshi-chan en regardant la masse rougeâtre s'élever de plus en plus.

Alors que la sonnerie de 16h30 venait de retentir dans le petit établissement d’Epéshiste, l'alarme fut déclenchée.

L'éruption avait été provoquée par l’impact du météore de Marioïd. La collision, violente, entraîna des ondes de chocs sous terre, qui touchèrent le sous-sol de l’île des Yoshis suffisamment pour que son volcan, censé être inactif, rentre en activité.

L’évacuation de l’île commença alors, conformément au plan prévu. L’alarme fut audible par tous les Yoshis, même endormis, et ils suivirent les consignes préalablement données : ils devaient se rassembler au port principal, la ville Yoshi, les Yoshis adultes montés par les enfants, mainates et humains, moins rapides. Heureusement, le tremblement de terre provoqué ne fut pas si violent, et tous s’en sortirent. Seulement, au port, seuls trois grands bateaux stationnaient. Les secours n’étaient pas encore venus, et le temps qu’ils viennent, l’île serait entièrement recouverte de lave. Finalement, on réussit à embarquer tout le monde sur les trois bateaux, qui flottaient encore, malgré le nombre excessif de passagers. Après un comptage rapide et désorganisé, le départ fut imminent.

La Yoshi violette regardait son île natale ensevelie par cette masse brûlante, le cœur serré et une grande envie de pleurer, mais un ninja devait retenir ses larmes ! La cruelle loi des shinobis... Une vague plus haute que les autres fit tanguer le bateau qui s'était pourtant éloigné de l'île devenue maintenant une montagne en fusion. Les Yoshis se tinrent les uns les autres afin de ne pas tomber à l'eau, malheureusement pour Yoshi-chan, elle se fit bousculer par un de ses frères trop paniqué pour faire attention et tomba à la mer. Ses semblables, trop occupés par leur panique, ne remarqua pas que leur sœur était sous l'eau et celle-ci essaya de nager du mieux qu'elle put, mais la mer était agitée et la Yoshi violette but la tasse et ne pu reprendre son souffle à la surface... Et elle s'évanouit par manque d'air...

Encore inconsciente, Yoshi-chan gisait sur la plage du royaume champignon...

Chapitre 1 : Le destin de l'île Yoshi et l'Enfant des Etoiles

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Partie I

Pendant ce temps, les navires se rapprochaient de plus en plus de Toadville. Epéshiste pensait encore et toujours, comme tous les Yoshis, au sort tragique de son île. Mais, comme Yoshi-chan, il retint ses larmes : "Un homme ne doit pleurer que quand tout est fini" selon Godot, et il n’avait pas tout perdu : il avait toujours sur lui une clé USB, contenant Nintendofic et ses fics.

A l’approche du port de Toadville, le vent se calma, et les bateaux purent accoster sans encombre. Les passagers descendirent tristement et lentement, contrairement au départ. Le chef des Yoshis prononça alors un discours :

« Notre île a entièrement été inondée de lave, probablement à cause des chocs engendrés par l’impact d’un météore sur le bois des Boos, visible depuis Yoshiville. Tous les villages ont donc été touchés, et ravagés partiellement voire complètement. Selon nos dernières informations, certains bâtiments de Yoshiville ne seraient pas entièrement détruits, ce qui nous permet de reprendre espoir, malgré notre tristesse commune.

Dans tous les cas, je le promets, l’île sera entièrement reconstruite, la jungle replantée au mieux, la faune restituée par Merlon. Il faudrait pour cela demander à la Princesse de décréter l’état de catastrophe naturelle. Mais avant, vérifiez si tous vos proches sont là. Cela serait plus efficace que le comptage du départ ! »

Dix minutes plus tard, le « recomptage », tout aussi désorganisé que le premier, fut terminé. A l’issue de cette vérification, le chef Yoshi commença une conclusion.

« Bien, personne ne manquerait… [un assistant va le voir] Quoi ? Un, ou plutôt une Yoshi, manquerait ? Bien. Il semblerait que Yoshi-chan manque. Elle est violette, et a des cheveux de même couleur. Il faudrait que l’un d’entre nous aille la chercher. Procédons à un vote démocratique. »

Une urne fut rapidement installée, avec à côté une pile de papiers et un stylo. A la demande du chef, chacun passa à son tour devant l’urne, pour y déposer le papier avec le nom de la personne à expédier dessus.

« Alors, les résultats du vote sont : Epéshiste à 57%, Jashi-Chan à 38%, Yoshii-San à 2,5%, Chef Yoshi à 2,4%... et Yoshi-chan à 0,1%. Mais qui a voté Yoshi-chan ?! Hem. En tous cas, Epéshiste, tu as été désigné pour partir à sa recherche. Loue donc un hors-bord pour la chercher en mer !

- Oui, chef. » Répondit-il, et il alla exécuter ses ordres immédiatement.

Au port de plaisance, il montra une lettre du chef signée, comme quoi il devait louer un hors-bord en urgence pour sauver une Yoshi, peut-être en train de se noyer. Dès que le Toad responsable du magasin lui donna les clés pour démarrer, il le remercia et partit aussitôt.

Comme il y avait tout de même une chance que Yoshi-chan se soit échouée sur une des plages désertes au sud de la capitale, c’est là qu’Epéshiste alla en premier.

Pendant ce temps, Yoshi-chan reprenait conscience. Elle sentit qu'elle était sur la terre ferme, mais elle n'ouvrait pas les yeux, comme si elle ne voulait pas se lever. La vérité était trop dure à accepter, son île natale venait d'être ensevelie par des tonnes de lave en fusion...

Elle serra son poignet et frappa le sol, "Kuso ! (« merde » en japonais)" Cria Yoshi-chan avec colère. Son impuissance était intolérable pour elle, une ninja digne de ce nom se doit de protéger son lieu de naissance et ses compagnons.

Mais au fait, et ses frères? S'en sont-ils sortis?

Ne voulant pas ruminer plus longtemps sur son erreur, elle se releva avec peine et fixait l'horizon pour trouver la trace d'un quelconque Yoshi. C’est alors qu’Epéshiste arriva.

« WAHHOUM ! » Cria Yoshi-chan, depuis la plage. Epéshiste la remarqua, répondit par

« OUAHIN ! » et vola à son secours.

« - Le Grand Yoshi Vert à Chaussures Marron soit loué ! Yoshi-chan, ca va ? Que s'est-il passé ? Demanda-t-il, inquiet.

- Ca peut aller, on était tous tellement serrés que j'ai été.....poussée dans la mer... répondit-elle, gênée. Mais au fait qui es-tu ? Et comment connais-tu mon nom ?

- Je suis Epéshiste, tellement attaché à mon arme que je grandis avec. On m'a envoyé te chercher, car tu manquais à l'arrivée des bateaux à Toadville. Nous sommes sur une plage au sud de la ville.

- Ils vont bien alors? Ouf je suis rassurée... Enchantée de faire ta connaissance.

- Moi aussi. Tes cheveux te vont bien ! Dit-il, en souriant.

- Merci ! Les autres trouvent ça bizarre, on me dit pas souvent ce genre de compliments

- Bon eh bien, allons rejoindre les autres, ils seront sûrement contents de te revoir ! »

- Ouaip, allons-y. »

La conversation terminée, les deux Yoshis se mirent en route vers Toadville, pour retrouver leur famille...

Partie II (par Eboorifée)

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Les portes du manoir s'ouvrirent, j'entrais au sein du hall principal, mon bel inconnu en main. Je me fichais bien des commentaires de mes camarades spectrales qui me dévisageaient d'un mauvais œil. Cela dit, je pouvais comprendre leur ressentiment, moi-même je haïssais le changement, alors un être humain, un homme évanoui en plein cœur d'une communauté de fantômes ! Mais son aura divin, sa beauté de jouvence, son petit air innocent me fendait mon inexistant cœur gelé d'ectoplasme. Je voletais ainsi au premier étage, mon léger et adorable fardeau sur les épaules et le déposais délicatement au sein d'un lit qui n'avait pas servi depuis des siècles. Je l'observais un instant puis vins m'accouder à la fenêtre fissurée en de nombreux points.

Je restais ainsi, à ruminer, le regard dans les étoiles, de là était tombé cette météorite. Et par son biais, moi autrefois froide et morne commençais peu à peu à m'épanouir. Un seul homme égaré en était la cause, fait que je n'avais de cesse de comprendre ! Comment était-il possible que l'amour vienne ainsi foudroyer mon banal quotidien ? Moi, un spectre ! Une intruse dans le monde des vivants. Je ne pouvais résoudre à m'avouer que je l'aimais ! J'entendis non-loin mon bel endormi se tirer des griffes de Morphée, il allait fuir, je le savais. Pourtant, il osa à peine ouvrir les yeux, se recroquevilla sur lui-même, et pleura en hurlant :

« -Non ! Non ! Lâchez-moi ! Je vous en conjure ! Laissez-nous partir ! Nous n'avons rien fait ! Nous ne sommes pas les coupables ! Tout cela n'est que pur hasard...s'il vous plaît, s'il le faut, tuez-moi, volez mon âme, mais au moins, laissez mes amis en paix ! Cria-t-il apeuré entre deux sanglots.

-Eh ! Enfin, reprends tes esprits ! Je ne suis pas un bourreau ! Tu es ici dans un manoir hanté, et bien que nous soyons des spectres, cela ne fait pas de nous des monstres ! Les humains n'ont normalement pas le droit de séjourner ici. Mais l'on t'a trouvé inerte, exténué, au sein de cette forêt, expliquai-je légèrement irritée, était-ce de moi dont il parlait ainsi ?

-Milles excuses ! Je ne voulais pas vous importuner ! Je...cauchemardais, pourtant éveillé, sensations que je doute vous voir connaître. Je...c'est étrange que je m'en sois sorti, j'étais...là lorsque la météorite est tombée...c'était terrible ! Un véritable massacre, j'ai fuis, j'ai voulu oublier ces incidents ! J'avais peur que l'on me retrouve, je pensais que vous étiez un espion. Hum...non...pardon, une espionne, observa-t-il, si jamais j'avais pu agir comme un être humain, il m'aurait vu rougir.

-Cet endroit ne te fait pas peur ? D'habitudes, votre espèce est très lâche, et elle ne perd pas une seule occasion de se défiler, si tu as peur, et bien je ne te retiens pas ! Ajoutai-je, bien sur je ne le pensais pas, mais j'avais besoin de savoir, s'il était comme les autres...

-Ne me jetez pas dehors, votre manoir semble délabré, mais au moins, il constitue un abri potentiel pour moi, de plus je suis démuni, loin de tout, je n'ai plus nulle part où aller. Désormais, ma vie est fichue, on va me rechercher, et lorsqu'on me trouvera, on me tuera ! Je sais qu'un fantôme est un être qui à déjà vécu, au moins, ici, je suis en sécurité, personne n'en voudra à ma vie ! Fit-il remarquer, intelligemment.

-Tu voudrais rester ? Demandai-je interloquée, bouche bée, les yeux écarquillés puis j'avouais, mais, cela est quasi-impossible ! Notre peuple à une sainte horreur des humains, te laisser tranquille..., soupirai-je bien embêté.

-Je ne voudrais pas causer de soucis, mais aujourd'hui, je suis contrains, vous savez, enfin saviez combien la vie est difficile, n'est-ce pas ? Je vous en conjure, vous détenez ma vie entre vos mains ! Aidez-moi ! Ne soyez pas sans cœur, un fantôme conserve bien une part de ses sentiments ? Je n'ai que vous sur qui compter ici..., supplia-t-il ne me quittant pas un bref instant des yeux, comment lui refuser cela ?

-Bien, suis-moi, nous allons parler avec la dirigeante, si jamais elle refuse, je lui rappellerais qu'un humain est déjà venu ici en ami ! Promis-je souriante. Il fit de même et ce joli trait sur son visage emplit mon cœur de joie. »

Une foule haineuse nous observa, tout du moins fixa ce bienveillant étranger, moi, l'on m'ignorait, mais l'on oubliait point que j'étais la seule coupable. Pourtant, fantôme ou non, je n'avais que mon juste devoir, celui de tout être sur terre, soutenir une âme en détresse. Mais la haine s'accrut et je dus me résoudre à calmer cette foule ectoplasmique par le biais de la parole :

« -Attendez ! S'il vous plaît ! Laissez-moi au moins tout vous expliquer..., commençai-je affolée par la perspective de laisser cet homme seul dans cette dangereuse forêt.

-Tu n'as pas ton mot à dire dans cette histoire, Eboorifée. Tu as amené un étranger au sein de notre peuple, qui plus est un humain. Nous ne pouvons cohabiter avec eux. Leurs différences nous accommodent ! Leur mode de vie est opposé aux nôtres, ils ont des envies qui nous sont inconnus ! Mieux vaut que ce jeune garçon disparaisse, nos bois devraient être interdits à cette espèce..., contredit l'un des spectres, le moins aimable et tolérant.

-Non ! Non ! Tu mens ! Dois-je vous rappeler, à vous tous, qu'un humain a séjourné auprès de notre peuple ! Et cela n'a dérangé personne, tout cela parce que Dame Bouh en avait fait son petit protégé ! Mais je trouve cela injuste ! Il n'a nulle part où aller ! On ne peut le laisser sans soutien ! Soupirai-je désœuvrée, si seulement il pouvait rester auprès de moi...

-Cet avorton n'a rien à voir avec notre héros, tu confonds tout ! Mario nous avait sauvé je te rappelle, de Tubba Blubba. Sans son aide, nous ne serions plus là, intervint Dame Bouh, la foule se dispersa, créant un vide de monde au milieu de la salle où moi, cette dirigeante un peu trop exclusive et le garçon humain nous trouvions.

-Je me fiche bien des événements antérieurs à ma venue, je respecte Mario, mais comme tout être humain ! Ne laissons pas ce jeune garçon seul, c'est injuste ! Vous savez très bien, que sans aide dans une pareille forêt, il ne fera pas long feu ! Essayez de comprendre ! Fis-je remarquer nerveuse.

-Non est une réponse négative, claire et concise. Je ne reviendrais pas sur ma décision ! Comprends-tu les refus ? Demanda-t-elle visiblement énervée par cette histoire.

-Arrêtez toutes les deux ! Stoppa mon bel inconnu, je ne désirais guère être un gène ou le cœur de vos conflits ! Je disparaîtrai de votre monde s'il le faut, tout ce que je souhaitais, c'était me trouver un abri provisoire. On me recherche, cette demeure n'en sera que plus provisoire. Permettez-moi de séjourner en ces lieux quelques jours, durant ce bref temps, je m'instruirais sur les lieux et trouverai une nouvelle cachette. Et alors j'essayerai d'arrêter ce vil persécuteur, mais je vous en pris, ne me rejetez pas pour ce que je suis ! Pour le moment, je n'ai que vous..., supplia-t-il de façon admirable. Il ne se plaignait pas, ne faisait qu'exposer des faits, vraiment adorable.

-Bon. Une mesure exceptionnelle s'impose il me semble. Tu me connais Eboorifée, je ne suis pas d'une nature cruelle, si ce jeune garçon n'est là que provisoirement, je ne vois aucune contradiction à l'y en empêcher. Bienvenu jeune homme, et ne tarde pas trop, nous te procurerons une carte du royaume et tu pourras ainsi planifier ton escapade. N'hésite pas à nous demander des conseils, nous autres fantômes connaissons bien les choses de la vie. Cependant, sache que tout le monde ici n'approuvera pas ton acceptation ! Aussi, sois pieux, et sache te faire oublier au bon moment, expliqua Dame Bouh, bien plus compréhensive que je ne l'aurais songé, mais après tout, je ne connaissais rien de sa vie d'avant.

-Merci ! Merci beaucoup ! Tu te rends compte...comment te nommes-tu ? Tu n'en as même pas parlé ! Me souvins-je alors déçu de ne pas avoir un nom à mettre sur ce si beau visage.

-Oh moi...c'est banal...on m'appelait..., commença-t-il hésitant, mais forcément, on l'interrompit. »

Les deux portes du manoir s'ouvrirent et un étrange être que je n'osais définir de peur de me tromper entra. Sa voix hésitante déclara de façon incertaine : ''Je te retrouve ! Enfant des étoiles !''.

Partie II (par Marioïd)

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~ Retour en arrière ~

Il s’élançait à travers la forêt un fol espoir dans la tête :

« L’un de nous n’est pas mort j’en suis sur ! Parmi les cadavres des miens il n’y était pas j’en mettrai mes griffes au feu ! Je dois le retrouver… Notre famille lui doit tout, nous l’avons accueilli enfant et il nous l’a rendu au centuple. »

Au sol sa trace est reconnaissable entre mille surtout pour un chasseur tel que Marioïd l’ayant senti encore et encore tout les jours. Il la suivait donc à toute allure quand des corbeaux surgirent de toutes parts. Ils foncèrent tous en piqué par vagues successives sur le Metroid qui ne devait pas apprécier qu’on le dérange à se moment là.

Le sol gris de la forêt se teintât bientôt de rouge, un rouge vermeil, un rouge poisseux, du sang.

Gisant ça et là les cadavres des feux corbeaux, Marioïd ayant déjà disparu suivant l’odeur du dernier membre de sa famille.

« Il est sous ma responsabilité maintenant je dois le retrouver, m’assurer qu’il est en vie, tuer tous ceux qui lui voudraient du mal. Bien sûr il nous faudra aussi nous faire une place dans ce monde… »

Aussi étrange que cela puisse paraitre, c’est tout en pensant à cela que la créature abattait froidement plusieurs bestioles en forme de champignon sans bras. Qu’importe comment il ferait mais il devait retrouver son protégé.

Mais une question, en plus du fait que son frère soit en vie ou non, lui retourné la cervelle encore et encore :

« Mais qui était cet homme ? Pourquoi toutes ces expérimentations abominable sur ma famille ? Etait-il vraiment mort ? Enfin ça, je ne me pense pas qu’il ait survécut à l’explosion du labo, même moi je l’ai sentis passer, alors un vieillard… mais comment pouvait-il savoir que nous autre les Metroids sommes sensible au froid… enfin mort il ne risque pas de se servir de cette info. »

Ainsi il continua sont chemin, chemin se teintant peu à peu de rouge car même si tout le monde trouvera cela immonde, après sa première expérience de cette planète, Marioïd ne préférait pas laisser la place au doute. Et puis à preuve du contraire c’était tous ces fous qui l’avaient attaqué.

Après quelques heures de course il arriva enfin en vus d’un manoir, la piste de son protégé s’arrêtait là, il n’y avait plus aucun doute. Il était sans doute retenu ici. Cela ne semblait pas plausible, il savait se battre, il ne pouvait être prisonnier d’une frêle bâtisse. Quoi qu’il en fut Marioïd fonça dans la porte la défonçant presque, ignorant tous ces spectres qui l’observaient les yeux rivés sur son frère :

« Je te retrouve ! Enfant des étoiles ! »

Chapitre 2 : La victime, les suspects…

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Partie I

Les deux Yoshis arrivèrent après une courte course au château Champignon, où leurs semblables les attendaient avec impatience. Devant le majestueux bâtiment aux couleurs du royaume, ils furent accueillis chaleureusement et dans la joie, mais les deux amis remarquèrent cependant que bon nombre d'entre eux semblaient inquiets…

« Grande sœur ! »

A peine Yoshi-chan eût le temps de se retourner qu'un petit Yoshi aussi de couleur violette se jeta sur elle. Venant de prendre conscience que c'était bel et bien son jeune frère en vie, elle le serra dans ses bras de toutes ses forces, soulagée que sa seule famille de sang soit en bonne santé et non pas en train de se noyer dans l'océan.

« Contente de te voir entier, Taku ! S'exclama la dinosaure violette en relâchant sa prise.

- De même pour moi, et merci beaucoup, Epéshiste, de l’avoir retrouvée ! Dit le petit Yoshi en souriant.

- De rien ! Alors, entrons au château avec le chef, pour faire déclarer l’état de catastrophe naturelle. Répondit-il.

- Le problème, c’est qu’il n’est pas là… Le chef a disparu on ne sait comment, et ca nous inquiète tous… »

Alors, une petite étoile du nom de Tincel avertit les Yoshis que quelque chose de louche se tramait à la colline des étoiles filantes : il avait vu une ombre voler l’espace d’un instant parmi les étoiles. Curieux, les deux Yoshis se mirent en route pour le lieu décrit par l'étoile, craignant le pire. Même après une longue marche sur le mont violet, parmi les étoiles, les deux amis ne voyaient rien d’anormal…

« - C'est quoi là-bas ? Demanda soudain Epéshiste.

Yoshi-chan regarda l'endroit que montrait son ami et ils s'approchèrent pour voir mais ce qu'ils virent les figea de stupeur.

-C'est....non... » Balbutia la dinosaure en violet.

Ce qui se trouvait à terre était en fait...Leur chef gisait mort, sans doute à cause de plusieurs coups de couteau, laissé sur le lieu du crime. La beauté de la colline contrastait trop avec cette scène macabre : les blessures avaient déversé une vaste mare de sang autour du pauvre Yoshi. Yoshi-chan ne pût se retenir, c'était trop dur à encaisser, elle se laissa choir sur le sol devant son chef et pleura sans s'arrêter... Epéshiste, qui avait aussi particulièrement connu le chef, et qui le révérait du fond du cœur, éclata en sanglots, puis se demanda, colérique : « Pourquoi a-t-il fallu qu’il soit tué, qui de plus est d’une telle manière ? Qui a bien pu lui en vouloir autant, alors qu’il était si tolérant et aimable avec tous les Yoshis ? »

Après de durs instants, ils se décidèrent à aller signaler ce triste décès à leurs frères…

La troupe des Yoshis, habituellement joyeuse, plongea alors dans une tristesse et une détresse sans égale. Un garde Toad leur demanda alors ce qu’il s’était passé : la police fut prévenue. Elle ne mit que quelques instants à intervenir, grâce à leurs véhicules à hydrogène, et vint arrêter les suspects, c’est-à-dire… Tincel, Epéshiste et Yoshi-chan.

« - Quoi ? Mais de quel droit nous arrêtez-vous ? Nous ne pouvons pas être les coupables ! On n’a aucune raison de le tuer ! S’exclama Yoshi-Chan, stupéfaite.

- Je… Vous m’accusez d’avoir tué quelqu’un que je respectais le plus au monde ? Ca n’a pas de sens ! C’est impossible, vous ne pouvez pas faire ca ! Cria Epéshiste, énervé mais aussi effrayé par l’idée d’être condamné pour rien.

- Vous vous trompez, je suis un simple témoin ! Pas un meurtrier ! Je ne connaissais même pas la victime ! Argumenta Tincel, pleurant.

- Ne vous inquiétez pas, si vous n’êtes pas coupables, votre innocence sera prouvée au procès. En attendant, vous êtes les seuls à ne pas posséder d’alibi, nous devons donc vous arrêter. » Répondit le policier.

Partie II
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Toutes ces formes blanchâtres, spectres inertes étaient dans le flou des pensées de Marioïd.
« IL est là ! Je L’ai retrouvé ! »

***

Eboorifée observa l'étrange créature, d'un air soupçonneux, qu’allait-il faire ? Mais la réponse vint d'elle-même lorsque ce drôle de monstre ébahi s'approcha du garçon des étoiles qui bredouilla un nom que le fantôme n'eut guère le temps de retenir. L'instant d'après, l'individu s'empara de l'inconnu qui avait inconsciemment réveillé les sentiments d'un ectoplasme et s'enfuit du manoir. Le cœur d'Eboorifée ne fit qu'un tour, perdant tout son sang froid, elle se mit à la poursuite de ce kidnappeur. Au loin, elle restait certaine d'entendre son bel inconnu hurler. Mais était-ce pour s'enfuir ou rugir vert de rage auprès de cette personne ? Néanmoins elle pouvait être sûre qu'il préférait être avec elle, dans le manoir de ses confrères, puisqu'il avait lui-même voulu y rester. Le paysage défilait à vive allure, comme guidé par ses instincts, l'aura continuait sa folle course, rattrapant peu à peu son ange et son bourreau. Eboorifée tentait parfois une approche, de sauver son bel inconnu. Quitte à se battre, mais tout cela était inutile...

***

Marioïd sentait une présence derrière lui, un fantôme (plutôt une fantôme même) le courser en vociférant, de même son protégé lui parlait mais il n’entendait pas, il fallait le mettre à l’abri aussi loin que possible de cette forêt quitte à parcourir cette planète d’un pôle à l’autre. La morte disparue puis réapparue à coté de lui :

« Arrête ! Relâche-le sale monstre !

-Plutôt crever ! »

Puis il lui donna un coup de griffe qui lui passa au travers.
Hurlant sa rage, l’extra-terrestre réfléchissait à toute allure tandis que la Boo le talonnait de près. Cette course poursuite se prolongea quelques heures jusqu’à ce que Marioïd, son frère et Eboorifée arrivent dans une ville peuplée d’étranges personnages coiffés de champignons. Sautant de mur en mur, parcourant la foule d’une traite, effrayant les habitants au passage, aucun des deux poursuivants ne voulaient lâcher l’affaire.
Soudain alors qu’il traversait un troupeau de dinosaures mignons et multicolores à moitié morts de tristesse, la « proie » de Marioïd hurla :

« Frère ! Arrête-toi et écoute ce que j’ai à dire ! »

Aussitôt la course stoppée, les dinos dévisagèrent le fantôme et l’alien qui allait s’expliquer.
Cependant l’atmosphère était encore très tendue et il aurait suffit d’un rien pour faire craquer le Metroid.

***

C'est là qu'Eboorifée retint le kidnappeur et tenta de le convaincre de lâcher son innocente proie :

« -Enfin ! Laisse-le tranquille ! Il ne peut rester trop longtemps à l'air libre en ville, on le recherche ! Il est bien mieux à couvert ! Il doit retourner dans la forêt !! Fit-elle remarquée prêt à tout pour retrouver l'élue de son cœur.

-Non ! Tu ne comprends rien ! N'interfère pas ! Sa vie n'est plus de ton ressort ! Protesta l'inconnu haineux.

-S'il te plaît, Marioïd, ne la traites pas ainsi. Elle m'a sauvé la vie, je lui dois tout. Son peuple m'avait accueilli ! Toi, tu es venu, tel un kidnappeur, alors il est un peu normal que tout le monde se pose des questions ! Eboorifée, tu n'aurais pas dû nous suivre. J'aurais préféré rester avec toi et tous les autres fantômes mais je crois que mon ami a raison. Nous sommes les deux survivants, autant nous serrer les coudes..., expliqua le jeune garçon en restant tout de même dans le flou.

-Comment ça...cette météorite...? Tous les deux..., commença-t-elle hésitante.

-Pourquoi as-tu tenu à lui en parler, qu'importe le mal est fait ! Spectre, tu vis dans la forêt éternelle, n'est ce pas ? Tu as donc pu voir l'impact de la météorite, en réalité...moi et cet enfant sommes les seuls survivants de ce crash tragique. Tous nos compagnons sont morts ! Mais une personne nous recherche, il a bien compris ce que tous les deux nous sommes, il nourrit de sombres desseins à notre égard. C'est pour cela que tous les deux, nous devons nous serrer les coudes ! Raconta l'étrange créature peinée.

-Je sais ce que cela fait de se retrouver seul et loin de tout. C'est un peu le sentiment d'un Boo lorsqu'il meurt. Maintenant que je suis ici, je ne rebrousserai pas chemin ! Je fais route avec vous ! Cet individu qui vous recherche, il ne vous aura jamais ! Pas tant que je serai la ! Promis-je sur de moi puis j'ajoutai en riant, j'en ai assez de ce monde de pessimiste ! Changer d'air me fera le plus grand bien !

-Hum...je ne sais pas si les routes que nous empruntons seront bien sûres, Eboorifée ! Soit forte, le chemin que nous suivons te sera dur. J'essayerai de te protéger, mais je ne te promets rien, je n'arrive déjà pas à m'aider moi-même ! Ah et aussi...mon nom hein...Appelle-moi, Enfant des étoiles, sourit-il. S fragile, si beau, si innocent.

-Je n'ai pas peur, répondis-je confiante. J'aurais aimé prononcer cette phrase qui donne les roses aux joues, si j'avais été humaine, m'aurait-il pris dans ses bras ? »

Chapitre 3 : L’enquête...
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Partie I

Ainsi les trois accusés présumés innocents, deux Yoshis et une étoile, furent arrêtés et immédiatement transférés à la prison royale de Toadville. C’était la première fois qu’une étoile y fut emprisonnée – à tort ou à raison. Le trajet fut difficile pour nos deux dinosaures, qui n’avaient jamais commis aucun crime. Ils ne savaient pas ce qui les attendait : combien de temps allaient-ils être enfermés ? Quand le procès aura-t-il lieu ? Mais surtout, auront-ils un avocat ?

L’arrivée dans le bâtiment imposant ne les rassura guère. Ses formes carrés, et sa couleur monotone inspiraient une autorité de fer. La pression fut mise sans temps de repos sur les accusés, avec un long interrogatoire dès leur arrivée. Yoshi-chan, Epéshiste et Tincel furent ensuite conduits dans une petite cellule, escortés par des gardes Toad armés jusqu'aux dents. Assise dans un coin, la dinosaure violette réfléchissait, comment se fait-il que cette histoire ait pu les conduire ici ? Dans ce sombre cachot ? Et qui a bien pu tuer le chef? Il faut vraiment avoir un esprit tordu de faire subir ceci à des innocents... Epéshiste était quant à lui psychologiquement épuisé par l’interrogatoire et l’attitude des inspecteurs, qui les traitaient tels des criminels. Mais maintenant, l’angoisse avait pris le relais : Comment allait-il finir ?

Mais les Yoshis n’avaient pas attendu de recevoir une permission quelconque pour revoir leurs frères. Accompagnés de la fantôme, du metroid et de l’Enfant, ils avaient suivi les voitures de police en courant le plus rapidement possible et forcèrent la porte principale, dans un cri de désarroi. Dans ces conditions, les gardes ne purent leur refuser une visite éphémère.

- "Content de voir qu’on a encore du soutien et des personnes qui nous croient, ca réchauffe le cœur… Soupira Epéshiste en esquissant un sourire.
- Je suis sûr que vous n'avez rien fait, pourquoi pourriez-vous l’avoir tué ! S'exprima Taku les poings serrés.
- Ce n'est pas ce que pensent ces imbéciles...Ricana Yoshi-chan, sans joie.
- Il ne faut pas baisser les bras! Dit un autre yoshi non-loin.
- Moi, baisser les bras ? Jamais ! La Triforce du Courage est en moi, et je le vengerai ! S'exclama fièrement le Yoshi épéiste. Il comptait démontrer aux autres, comme il aime si bien faire, qu’il n’était pas coupable.
- Ah! Enfin quelqu'un qui réagit! Se réjouit un autre de leurs frères.

Yoshi-chan les regarda sourire les uns après les autres, ce n'était pas le moment de se laisser abattre! Il fallait rendre justice à leur chef bien-aimé mort dans d’atroces souffrances. La Yoshi violette sourit à son tour, jusqu'a que Tincel se leva.
-Il y a juste un problème, comment on fait pour nous défendre? On a pas d'avocat...Soupira la petite étoile.
-euh..."

Partie II :
Pendant ce temps, Eboorifée, Marioïd et l’Enfant discutaient entre eux.
« - Ces personnes ne sont pas des criminels… N’empêche, ils sont en prison, je ne connais pas les lois de cette planète mais je suis sûr qu’ils ont fait quelque chose de mal, enchaîna le Metroïd.
- Et moi je te dis qu’ils sont là contre leur gré pour un meurtre qu’ils n’ont pas commis ! Je l’ai vu dans leur âme, ils sont innocents ! assena l’Enfant, il avait en effet scanné leurs âmes. »
Les gardes demandèrent aux Yoshis de partir. Cependant l’Enfant supplia pour une raison inconnue ses deux compagnons de rester davantage. La Boo utilisa donc son pouvoir d’invisibilité pour cacher le Metroïd et l’Enfant des Etoiles, jusqu’à que les soldatoads s’en aillent.
« Hum… qui êtes-vous ? Demanda Epéshiste, en remarquant nos trois héros surgis de nulle part.

- Je me nomme… euh… on m’a toujours appelé Enfant des Etoiles donc bon. Elle se nomme Eboorifée et celui qui boude dans son coin se nomme Marioïd. Moi et Marioïd sommes arrivés sur cette planète à l’intérieur d’un fragment de montagne de notre planète. A l’arrivé je me suis extrait du vaisseau mais j’étais encore déstabilisé et me suis fait attaquer par une personne. Réussissant grâce à l’entraînement de Marioïd à mettre en déroute. Le malotru s’enfuit et succombant à la fatigue je m’évanouis. Puis Eboorifée m’a trouvé et m’a accueilli dans son manoir jusqu’à ce que Marioïd me retrouve et m’emmène jusqu’ici.

- Je suis Yoshi-chan, lui c’est Epéshiste et l’étoile se nomme Tincel. Le chef de notre tribu, la tribu des Yoshi a été assassiné, et comme c’est nous qui avons trouvé le corps, ils nous ont foutu en taule, répondit la dino violette, si révoltée qu’elle entra dans le vif du sujet.

- Nous n’avons pas d’avocat… peut-être pourriez faire office de défense ? Supplia presque l’étoile.

Eboorifée se mit à réfléchir :
-Quand j’essaye de me rappeler mon ancienne vie, je vois souvent des images de cour martiale avec un juge, des jurés, etc. Mais à force j’ai fini par connaître les lois et je pense que dans mon ancienne vie j’étais avocate. Donc c’est d’accord pour moi !

- Moi aussi, lança l’Enfant, je ne peux supporter cette injustice ! Et notre ami pourra utiliser son flair pour trouver des preuves où des indices, ajouta-il en regardant le Metroïd.

-Quoi ? … que ? … moi ? Beuh… mais ! Pff… D’accord…, soupira la créature.

- Alors Eboorifée nous a retrouvés et nous nous sommes expliqués. Mais je ne sais pas ce qui est t’es arrivé Marioïd. Je n’ai pas eu l’occasion de te demander avec toute cette pagaille.

-Hum… murmura le Metroid, plus sombre que jamais, Nos frères et sœurs, nos pères et mères, tous par un vieux fou furent capturés. Ils furent l’objet d’expérimentations, mais ces horribles expériences n’en épargna aucun ; du plus jeune au plus vieux chacun a succombé. Quand mon tour arriva, je réussis à m’enfuir et faisant exploser le laboratoire, tua le fou… j’espère. Mais autre chose nous cherche j’en suis sûr.

- Désolé… murmura Eboorifée, je comprends mieux pourquoi tu voulais sauver ton frère.

-J’ai une idée, dit Epéshiste, vous nous aidez à prouver notre innocence et nous vous aidons à trouver celui qui vous cherche, lui mettre la pâtée, et vous pourriez rester parmi nous les Yoshi si vous le voulez.

-Marché conclu, acheva Eboorifée, Allons nous présenter à la cour comme avocat puis allons enquêter. »

Après avoir (après beaucoup d’essais) trouvé le juge et demandé à être la défense des trois prisonnier pour leur procès, nos héros se rendirent sur le lieu du crime.

Rien n’avait bougé mais des gardes Toad surveillaient le site. Le gros ventre du chef des Yoshi était béant laissant voir tripes et viscères, à coté, l’arme du crime : un poignard plein de sang mais pas que. Quand Marioïd le renifla il dut se reculer, le manche du poignard empestait le pétrole. Mais la piste ne s’arrêtait pas là, une odeur infime de kérosène mais qui n’échappa pas à l’Enfant des Etoiles ni à Marioïd menait à un rocher. Devant ce rocher, un robot, couvert de sang, et complètement déglingué, ayant apparemment subi une résistance massive de la part du Chef, n’a pas résisté longtemps face aux dommages causés. Mais il ne devait pas être seul. A coté de lui le sol était noirci, un autre robot avait du décoller, les réacteurs laissant une trace bien visible dans le sol.

-Eboorifée, je crois que nous n’aurons pas à jouer les avocats bien longtemps avec ça, murmura Marioïd. »

Chapitre 4 : Et le procès.
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Sur ces mots, Marioïd ordonna immédiatement la recherche d’empreintes digitales sur l’arme du crime et sur le robot, ce qui n’avait pas encore été fait ni demandé.

« - Nous avons assez enquêté, en effet ! constata Eboorifée. Maintenant, il faut ranger notre dossier, analyser les pièces à conviction, voir comment on peut les utiliser, et nous reposer mentalement : J’ai bien besoin de méditer pour ce procès, je n’en ai pas fait depuis si longtemps !

- Oui, tu as raison. Trouvons un hébergement à Toadville et trions tout ça. De toute façon, nous n’apprendrons les résultats des analyses et de l’autopsie que demain matin, une heure avant le procès. »

C’est ainsi qu’ils se dirigèrent vers l’auberge de la Fortune, censée porter chance à tous les voyageurs. Ils avaient aussi besoin de courage, n’étant pas sûrs de remporter le procès, malgré ce qu’ils avaient trouvé :

- Une grande blessure sur le chef Yoshi, qui devrait avoir été provoquée par l’arme du crime ;
- Le poignard couvert de sang, sentant le pétrole et dont l’odeur a mené vers ;
- Un robot ensanglanté, en panne, qui était près ;
- Des traces de décollage d’un autre robot.

Mais le procureur avait sûrement trouvé aussi de son côté des preuves accablantes. Il fallait maintenant espérer que l’autopsie et les analyses donnent des résultats favorables aux innocents. La pensée plein de souhaits mais aussi d’angoisse, ils s’endormirent tard le soir après des heures de méditation passées à décortiquer les pièces.

Le lendemain, ils se réveillèrent tôt le matin, sans raison apparente. Ils retournèrent donc sur le terrain, pour chercher d’autres preuves. En y regardant de plus près qu’à leur première visite, ils purent trouver des traces de pas, presque invisibles mais bien réels, menant vers une autre trace de décollage d’un appareil utilisant des fuselages. Marioïd en prit des photos, qui s’ajoutèrent au dossier de l’affaire. Cette nouvelle découverte les emplit de courage et leur permit d’entrer au tribunal sans trop de craintes.

Tribunal Fédéral, 10 : 24 – Salle des accusés N°3

« Ah, vous êtes là Madame l’Avocate ! »

Un policier entra dans la pièce, à bout de souffle. Il venait sans doute de chercher partout Eboorifée, avocate de la défense, pour lui faire part des résultats des analyses et de l’autopsie.

« L’autopsie de la victime a révélé qu’il a été paralysé par un mystérieux rayon avant sa mort, provoquée par le poignard. Ce dernier ne présentait pas d’empreintes, mais le robot en panne, si. C’est tout ce qu’il y a d’important à savoir, termina-t-il.

- A-t-on pu identifier les empreintes sur le robot ? Demanda Eboorifée.

- Non, on ne sait pas à qui elles appartiennent car aucune empreinte n’est complète. Mais aucune n’appartient à un accusé, affirma-t-il.

- Bien, merci policier. Maintenant laissez-moi seule, que je me concentre » ordonna la fantôme.

Elle avait besoin de solitude pour essayer de se remémorer les heures passées aux barreaux, à défendre des innocents ou des coupables. Ses instincts, qui la guidaient au cours des procès, l’avaient rarement trompée. Elle se rappelait maintenant de certains procureurs coriaces, des innocents qu’elle avait sauvés… Elle allait bientôt se souvenir de toutes les techniques qu’elle avait employées au tribunal, si elle n’avait pas maqué de temps.

Tribunal Fédéral, 10 : 40 – Salle d’audience N°6

« - La séance est ouverte pour le procès d’Epéshiste, Tincel, et Yoshi-chan.

- La défense est prête, Votre Honneur ! Prononça solennellement Eboorifée, l’âme nostalgique.

- L’accusation est prête, Votre Honneur ! Dit à son tour le procureur Boulay.

- Bien. Huissier, faites entrer le premier témoin je vous prie. »

Epéshiste fut appelé.

« - Donnez vos nom et profession je vous prie. Demanda le procureur à l’accusé et témoin.

- Je suis Epéshiste et je n’ai pas encore de métier, je suis élève du collège du village Bordemer sur l’île des Yoshis.

- Bien. Témoignez sur ce que vous avez vu ce jour-là et ayant un rapport avec le crime. »

Il commença alors sa déposition :
« Nous, les Yoshi, sommes venus nous réfugier à Toadville, le volcan de notre île étant entré en éruption. Alors que nous étions rassemblés devant le château Champignon, Tincel vint nous dire qu’il avait vu une ombre voler parmi les étoiles, sur la colline. Nous l’avons donc accompagné sur la colline, lui, Yoshi-chan et moi. C’est là que nous avons découvert le corps de notre chef… »

« - Bien. Eboorifée, procédez au contre-interrogatoire je vous prie.

- Je n’ai aucune objection déclara-t-elle, en retrouvant son assurance du passé.

- OBJECTION ! Cria le Procureur. Le procès ne se termine tout de même pas là ! En admettant qu’il n’y a aucune contradiction dans ce témoignage, l’innocence de non seulement Epéshiste mais aussi des autres témoins est établie !

- Oui, et selon moi, c’est la vérité. Affirma Eboorifée.

- C’est parce que vous êtes l’avocate de la défense que vous avez négligé intentionnellement une preuve contre le témoin ! Je suis persuadé qu’il est coupable, ce ne peut être la vérité !

- Dans ce cas, procureur, montrez une preuve compromettante à la Cour. » Demanda le juge.

Boulay fouilla alors longuement dans le dossier de l’affaire, dans son sac, ses poches, son cerveau… Mais ne trouva rien. Désespéré mais toujours convaincu qu’il avait raison, il tenta une autre objection :
« - Le poignard qui a servi d’arme du crime est recouvert d’empreintes appartenant à Epéshiste !

- OBJECTION ! Dois-je vous le rappeler, aucune empreinte n’a été trouvée sur le couteau ! Répondit sans attendre l’avocate.

- Hum. Cela vaut une pénalité, M. le Procureur. Avez-vous d’autres arguments à avancer ?

- Oui, OBJECTION ! cria-t-il à nouveau. Ils n’ont pas été arrêtés pour rien ! Seuls les accusés ont été témoins de la scène, ils peuvent donc raconter une fausse version des faits !

- Hum. Vous avez raison, il faudrait suffisamment de preuves appuyant la version d’Epéshiste…

- Toutes les preuves appuient le témoignage de l’accusé, Votre Honneur.

- QUOI ?! s’écria Boulay.

- Bien, montrez-nous en quoi le dossier de l’affaire confirme la déposition du témoin.

- Voici comment le crime a été commis. Le véritable assassin est venu avec au moins deux robots et un engin volant utilisant des fuselages. Il a commandé à distance les robots, de sorte à ce qu’ils tuent le chef des Yoshis. C’est pourquoi aucune empreinte n’a été trouvée sur le couteau. Un robot endommagé sans doute par le chef a en effet été retrouvé près du lieu du crime, en suivant l’odeur de pétrole. Il était couvert du sang du chef. Un autre indice montre que c’est bien le robot qu’il a tué : l’autopsie montre que la victime a été momentanément paralysée par un rayon mystérieux avant de mourir.

La mission terminée, le robot assassin est retourné voir son maître, mais est donc tombé en panne en trajet. Un autre qui l’a assisté n’a, quant à lui, subi aucun dommage et est parti avec son maître, comme le montre les traces laissées par leur décollage et qui n’étaient pas visibles auparavant.

- Hum, cela me semble correct. Avez-vous une objection, Maître Boulay ?

- Je persiste à croire qu’ils n’ont pas été arrêtés pour rien ! A-t-on cherché les empreintes sur les robots ? Peut-être ont-ils été commandés par les accusés ! Déclara Boulay, bouleversé.

- La police les a recherchés, et n’a trouvé que des empreintes n’appartenant à aucun des accusés. Malheureusement, ils n’ont pas pu être identifiés. Répondit Eboorifée, avec aisance.

- Ils n’ont pas été arrêtés pour rien ! Persista le procureur.

- Bien, je suis prêt à annoncer le verdict. Les accusés sont :
NON COUPABLES
La séance est levée, vous pouvez disposer. »


À suivre !


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