Mario, 10 ans après [Remake romancé]

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Informations
Univers Mario
Description Dix ans après les derniers exploits retransmis sur jeux vidéos des deux frères plombiers, le royaume Champignon a véritablement changé. En bien, en mal ? Que sont devenus les relations enter Peach et Mario ? Entre Mario et Luigi ? Et Bowser dans tout ça ? Autant de choses que vous allez découvrir ici, sous fond de grands complots, saupoudrés de gestes héroïques, dans la plus grande bataille qu'aura connu Mario...
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Table des matières

Chapitre 1 : L'Enlèvement

Flashback 1

CHAPITRE 1: L'ENLÈVEMENT

Il était midi passé, mais Mario ne voulait pas se lever. Il ne voulait pas croire qu’il en avait la force. La flemme, à ce niveau là, ce n’est plus ce qu’on connaît, c’est véritablement dramatique. Même après avoir consulté nombres de psychologues, il n’arriva pas à se passer de ses longues journées passés sur le canapé, avachi, entre le sommeil et l’éveil, sourire bêta. La consommation fréquente de « Champignons du Bonheur » n’y était pas pour rien. C’était devenu habituel pour Mario de s’extasier et halluciner des heures durant grâce à ces petite choses. Pas si petite que ça, en réalité. Car il faut savoir que pour obtenir un seul de ces Champignons du Bonheur, il fallait se rendre loin, pour chercher des véritables champignons géant, allant de deux mètres de hauteurs à plus de vingt mètres. On prélevait sur ceux-ci de petites doses d’écorces, pour former ensuite en laboratoires des champignons de taille dites normales. Heureusement que Mario était devenu assez riche, pour se permettre d’envoyer régulièrement des équipes de Toads-Chercheurs à l’autre bout du monde, dans des contrées qui n’étaient même pas encore répertoriée sur aucune carte, des contrées non fertile et repoussante pour les besoins de l’homme, chercher ce qui était devenu sa drogue. Riche, il l’était sûrement. C’est sur, quand on est Roi du Royaume Champignon. Un Roi qui avait malheureusement perdu de sa superbe. Quand on pense qu’en moins de 10 ans, il a réussi à prendre nombre de kilos, à arrêter toutes activités sportives, à ne plus s’occuper du monde qui l’entours, et à devenir qu’un sale chieur drogué, à la limite de sombrer dans une démence profonde à certains moments, complètement avide de sexe et non respectueux des autres. C’est malheureux, mais c’est ça qui est arrivé. Peach en était bien consciente, mais elle avait sûrement pitié et était toujours reconnaissante, au fond d’elle, de celui qui l’avait sauvé des dizaines et des dizaines de fois auparavant.
La longue et vieille horloge sonnait les coups de treize heures. C’en été trop. Le vieux Toad, âgé maintenant d’environ 90 ans referma le vieux bouquin. D’un air plutôt énervé, il dit à Mme Champouette de le ranger à sa place. Mme Champouette était la directrice de la Grande Bibliothèque de Champiville. Depuis maintenant 50 ans, elle s’occupait du lieu qui était devenu sa demeure, inlassablement elle rangeait, telle un robot, des centaines de livres tous les jours. Même si l’affluence de personnes s’y faisait de plus en plus rare, elle tenait à la bibliothèque comme à la prunelle de ses yeux. Oui Monsieur, comme vous voudrez, répondit-elle à l’ancêtre Toad, qui lui enfilait son boléro violet, et prenait sa champi-canne. Après un "Au revoir ", l’homme qu’on surnommait tous ici Papy Champi ferma la porte du bâtiment, et commença à marcher dans la rue, d’un air renfrogné. Il n’avait pas l’habitude d’être grincheux, mais là, c’en était vraiment trop. Il n'était pas sur que la chose qui l'énervait soir d'actualité, mais on ne pouvait s'en douter que fortement.Tout en continuant sa route vers le Château à travers le marché, il remonta ses lunettes sur son nez.
- Du poisson frais, pas cher, c’est l’affaire du jour !!!
- Venez venez, j’ai tout ce qu’il vous faut ici, Bazar polyvalent ! Venez venez !
- Approchez mesdames et messieurs, aujourd’hui je vais moi-même vous présentez un tour de magie, approchez approchez, n’ayez pas peur !!
Le marché était à son apogée. C’était le seul endroit totalement libre de la région, où le peuple proposé ce qu’il voulait, quand il voulait, comment il le voulait. C’est ça que les Toads aimaient ici, et ils venaient de loin pour voir les différents spectacles, acheter diverses choses -aliments spécifiques à la ville, mobilier, champignons, place pour des spectacles, et bien d'autres choses- ou tout simplement faire de nombreuses rencontres et voir leurs amis. Papy Champi n’avait pas le temps de s’attarde à cela. D’un, l’âge ne lui permettait plus de le faire à sa guise, de deux, aujourd’hui, il avait d’autres préoccupations.
Les Toads, en voyant l’intendant de la reine marcher d’un pas si révolté, qui, de plus, était leur Maire, s’écartaient. De ce fait, nul besoin pour le vieil homme de se frayer un chemin, il était tout tracé. Les enfants Toads l’applaudissaient, et lui demandaient un autographe. Pas le temps pour ça, répondait-il, ou encore, je ne suis pas une star, qu’il rétorquait. Ce n’est pas pour autant que sa popularité baissait. C’était un des seul membres importants de la ville a ne pas avoir changé ces dernières années, avec Peach. Et, rien que pour ça, sa notoriété n’avait pu qu’augmenter.

- Ouvre-Moi le portail, demanda-t-il en soupirant au garde Toad.
- Ouvre-lui le portail, dit le garde, en en appelant un autre.
- C’est comme si c’était fait Monsieur !

Les Toads étaient gentils, affectueux, drôle, mais cette image avait finit par lassé le pauvre Papy Champi. Tous identiques, tous fayots –plus ou moins-, tous en manque de savoir, faibles au combat… Tous pareil. Seul quelques Toads avaient réussi à se démarquer autrement que par leur couleur de leur champignon qu’ils avaient sur la tête. Il était l’un de ceux-là. Et il en était fier, puisque c’est ces Toads qu’il arrivait encore à pleinement apprécier. Le fait de les gouverner avait sûrement aussi fini par saoulé Papy Champi, mais il ne le montrait guère à la population, et gardait ça pour lui.
Il était à présent dans le hall du Château, quand il demanda au premier Toad qui passait :
- Mario est levé, je suppose ?
- Heu… Je ne sais pas, en tout cas, il y a une heure, il ne l’était pas… Répondit en hésitant le pauvre serviteur, qui n’avait pas bien saisi si Papy Champi était ironique ou non…
- Merci. Je crois qu’il va falloir qu’on règle quelques petits problèmes. Fait sonner le réveil Royal.
- Mais, Monsieur… Cela fait trois ans qu’il n’a pas fonctionné, sous ordre du Grand Roi Mario !
- « Le Grand Roi Mario » ! Alors comme ça, tu respectes toujours cette homme qui ne s’occupe absolument plus de vous depuis longtemps déjà !?
- -Heu… Bah… Le Toad balbutiait, mais ne savait quoi faire…
- Allez, vas-y, sonne le Réveil j’ai dit ! C’est ton maire qui te l’ordonne ! A croire que depuis que cet imbécile s’est auto-proclamé Roi, je compte pour du beurre !
- Non, pas du tout Monsieur. J’y vais.

Cela ne lui plaisait guète. Papy Champi était il y a moins de sept ans l’homme qui avait tous les pouvoirs sur la ville. Depuis que Mario avait brûlé sa maison, alors qu’il était saoul -sûrement pour s’en donner le courage- et qu’il avait décider de s’installer dans le château, puis de se nommer Roi du Royaume, sa puissance avait considérablement baissé au sein de Champiville. A croire que le royaume ne se résumait plus qu’à la Capitale…
La dernière marche de l’escalier, qui semblait, plus les jours passaient, de plus en plus long au vieux Toad, était enfin atteinte.

DRIIIIIIIIIIIIIIIING !

Il entendait vaguement d’ici le bruit du réveil royal, qui était conçu pour sonner tous les jours à la même heure, dans la chambre royale. L’intendant esquissa un sourire, puis repartit en direction de ladite chambre. Avant même de l’avoir atteinte, il vit un spectacle effroyable. Mario, encore en caleçon, pas rasé depuis plus d’une semaine –sa barbe se mêlait à son épaisse moustache, donnant vie à un mélange des plus spécial- , totalement endormi, avait balancé sa table de nuit par la porte. Il criait, gueulait même. Ce n’était définitivement plus le même Mario.
- AHHHHHHHHH ! Criait-il en vain, comme pour échapper toute sa haine de son corps.
J’AI FAIIIIIIIIIIIM !!! Continuait-il, en donnant comme il en avait l’habitude maintenant, un ordre indirect. Ses vœux été déjà exaucés : un Toad serviteur, estampillé numéro 1523, se trouvait devant la porte, dinde toute chaude, sortie du four, sur un plateau.
- Tenez, Monsieur, dit-il sobrement en présentant le repas.
- Merci, merci, merci, merci, MEEEEEERCI !!!! Mario était devenu complètement fou, en pleine crise de nerfs. PART MAINTENANT ! J’AI PLUS FAIM !
- Très bien, répondit, affolé, le pauvre serviteur, tout en sortant de la pièce.

Sans même taper à la porte, Papy Champi entra. Il prit, à l’aide des dernières forces qui lui restaient, le plateau, et le balança par la fenêtre.
- Voilà. Tu n’avais plus faim.
- Toi… Toi… TOI !!!! QUE FAIS-TU LA ? AS-TU ÉTÉ INVITER ?
- Non. Je suis tout simplement le maire de cette ville dans laquelle tu loges. Tu sais, la capitale du Royaume que tu es censé dirigé. Ah, tu ne te souviens donc pas ? L’alcool sûrement. Ou les champignons.
- TAIS TOI ! ARRÊTE D’ESSAYER ÉPERDUMENT DE ME FAIRE LA MORALE !!
- Si tu veux. Par contre, en tant que maire, j’ai certains droits. Je ne sais pas si tu as révisés notre système de notre régime politique, mais je peux mettre la personne de mon choix en prison, quarantaine, ou encore bannir de ma ville. Et aucune règle ne m’interdit de mettre même Monsieur le Roi dans ces conditions. Je vais être gentil, j’ai choisi pour toi la quarantaine.
- C’est… C’est une blague, j’espère ? Répondit Mario, comme si tout autours de lui s’écroulait, en mettant la tête dans ses deux grosses mains.
- Absolument pas. Peach n’est pas encore au courant. J’espère que ça ne la décevra pas trop, car quoiqu’il arrive, je ne changerait pas de décisions. 40 jours de quarantaine, c’est pas la fin du monde, tu sais.
- NOOOON !

Un long silence s’ensuivit, quand Mario se lança :

- Il y a la Télévision, là-bas, au moins ? Demanda Mario, ricanant de folie entre ses mains.
- Non, des livres si tu veux. Pas d’alcool ni de drogues non plus, bien sur, répondit le Maire plein de sarcasme.

Tout à coup, on entendit des cris en bas, des cris d’affolement. Que se passait-il ? L’intendant, quelque peu inquiet, décida de descendre.

- Que se passe-t-il ici ? Cria-t-il de sa petite voix, du haut des escalier du hall.

Tous les Toads présents, alors en panique générale, se regroupèrent dans le centre de la pièce. Dix secondes passées, mais aucun d’eux ne s’était toujours lancé à parler.

- Toi, le Numéro 562 !
- Oui Monsieur !
- Pourquoi une telle panique ? Qu’est ce que toute cet pagaille ?
- Rien, rien…
- Cesse de me mentir ! On se croirait revenu au temps où Peach se faisait kidnappée.
- Bah… En fait, c’est que… Bah Peach c’est faite kidnappée.
- Quoi ? Mais Bowser est en prison ! Comment le savez-vous ?
- Elle n’est pas revenue de sa promenade, monsieur. Et on a retrouvé ça, c’est pas un coup de Bowser.

Il montra alors une casquette verte, avec un « L » imprimé en gros et blanc dessus. C’était sans aucun doute la casquette de Luigi.

- C’est… C’est impossible. Non.
- Malheureusement si, Monsieur.
- C’est bon, retournez à vos activités, laissez moi seul s’il vous plait.

Là, le vieil homme s’assit sur la première marche. Malgré son mal de dos, il y parvint sans gros problèmes. Il se frotta le champignon, remit ses lunettes en place… Ça devenez grave. Il ne pouvait mettre Mario en quarantaine si une telle tragédie s’était produite, et décida alors d’aller lui apprendre la nouvelle dès maintenant.

- Mario ?
- Ouais…
- J’ai une terrible nouvelle à t’annoncer.
- Quoi, pire que la précédente ? Mon cul ouais…
- Cesse donc tes vulgarités. Peach s’est faite kidnappée.
- Elle a encore essayer de fuir la garce ! La troisième fois ce mois-ci. Quand va-t-elle comprendre que les murs du château sont électrisés ?? Elle reviendra, elle cherche juste à se promener en dehors du château… Mais j’avais trop peur qu’elle ne revienne pas, alors j'ai décidé de ne plus la laisser sortir…
- Non Mario. Là, elle n’a pas essayé de s’enfuir pour se promener. Là, on a retrouvé la casquette de … de Luigi.
- Quoi ?!
- Oui, tout porte à croire qu’il l’a enlevé.
- Son ex ?
- Si on peut dire ça… Je n’aime pas parler de cette période, alors, qu’elle est ton plan ?
- Mon Plan ? Je n’ai pas de plan. TOAD-SERVITEUR N° 5123 ? Viens là ! Cria-t-il par le biais de son micro, qui donnait sur des hauts parleurs disséminés dans tout le château.

Papy Champi laissait faire. Il voulait voir qu’est ce que Mario avait dans la tête.
Deux minutes plus tard, un Toad, assez petit, même pour sa race, toqua à la porte. Bien sur, Mario lui dit d’ouvrir, ce qu’il fit. Son champignon était jaune, il avait l’air assez jeune, vingt cinq ans tout au plus.
- T’as appris la nouvelle ?
- Oui Monsieur.
- D’après toi, comment vais-je m’occuper ce soir si elle n’est pas là ?
- Je… Je sais pas. J’peux vous prêter ma Toadette en échange d’une augmentation de 50 coins par jours !
- Dans tes rêves, elle est grosse, pue, propose lui un régime et du parfum, on reparlera. T’es viré, mauvaise réponse !

Papy Champi commençait à perdre patience. Ce petit jeu n’était pas de son goût, il pensait même que c’était pour l’énervé.

- Monsieur, continua le Toad persévérant, je connais un numéro de téléphone qui propose des rencontres à proximités, de femmes qui cherchent des hommes !
- Ah, bonne idée. Le numéro s’teu plait.
- 318 418.
- Allo ? Dit Mario, après avoir composé le numéro.
Ça suffisait comme ça. Stop, il avait encore une fois dépassé toutes limites. Le Maire de Champiville se saisit du téléphone, et le jeta à terre.
- Arrête toi, Mario !
- Quoi encore ?
- Ne joue pas à ça avec moi, ça ne m’amuses pas ? Quand vas-tu retrouver ton sérieux ?
- C’est pas encore au programme.
- STOP ! Écoutes moi, ...

Mais le sage fut couper par un Toad qui venait d'arriver, il avait courut, ça se voyait à la transpiration qui ruisselait sur sa joue, et été très excité. Il s'écria:

- Monsieur le Roi ! Monsieur le Maire ! Une énorme armée à été aperçue non loin du Luigi’s Mansion III !!


FLASHBACK 1


10 ans plus tôt...

Le spectacle était génial. Tout le Royaume Champignon était là. Seul les personnes non valides ou trop vieilles n'étaient pas venues, et encore, la plupart avaient réussi à faire l'effort. C'était même beaucoup plus que tout le Royaume Champignon qui se trouvait rassemblé ici, c'était tout le monde. Des milliers de Yoshis avaient affirmés venir de Végésia ou encore de l'île Yoshi, d'autres voyageurs de Port-Lacanaïe -essentiellement des bandits-,de l'ïle Delphino -ici des Piantas, "vêtu" d'un palmier sur la tête, ainsi que quelques Nokis, accompagnés de leur coquille fixée à leur dos-, et même, quelque chimpanzés venant tout droit de la jungle Congo.
Les Toads qui étaient censés servir de gardes pendant l'évènement étaient d'ailleurs bien trop débordés. La plupart se sont ensuite dissimulés dans la foule et abandonné leur poste. C'était la plus grande fête qu'on ai jamais vu. Tout Champiville était totalement bondé, les gens dormaient les uns sur les autres, tous à moitié saoul ou sous l'emprise de différentes drogues, à ne se soucier d'absolument plus rien, sauf de se faire plaisir. Les parents ne savaient plus où été leur enfants, et vice-versa. Pour tout dire, ils s'en contrefichaient mutuellement. Du moins pour le moment. Quand la fête serait terminé, ils se retrouveraient, comme si rien ne s'était produit. Mais à cette heure-là, personne ne pensait déjà à ca. C'était une révolution.

Champiville était tellement pleine à craquer, que Peach, reine du Royaume Champignon, avait autorisé les organisateurs originaux à étendre leur fête où ils voudraient. C'était à présent un réel évènement international.

- Mario, j'ai faim... Luigi n'en pouvait plus. Trois jours que ça durait, qu'il n'avait touché à autre chose que de la bière. Son ventre hurlait. Il été lui-même sur le dos de Mario.
- Ouais, t'as raison... Allons chercher un restaurant.

Après des heures et des heures de recherches, dans ces rues où l'on marchait sur des corps dormant, en croisant à chaque croisements de nouveaux spectacles improvisés, des chanteurs, magiciens, danseurs, on pouvait y trouver de tout, la recherche n'avait pas été fructueuse. Et à côté, le public dansait lui aussi, accompagnait l'artiste, ou restait à applaudir. Impossible de marcher un kilomètre en moins de trois heures. Chaque restaurant été plein à craqué, la porte en devenait parfois dure à ouvrir. C'était bien, mais trois jours, c'est long. Ça avait commencé par un simple suivis de 10 concert des plus grandes stars. Le groupe Rock Champi était présent, et rien que pour eux, il devait y avoir plus de 500 000 milles personnes. Le plus grand groupe rock, ayant un membre appartenant à chaque races du royaume -aucun humain par contre-, et il ne s'était pas produit sur scène depuis maintenant 30 ans.

- Pizza toutes chaudes !!! Ici même chers amici , c'est gratuito pour les premiers, pas cher du tout pour les derniers ! Dépêchez vous je fais ma tournée !!

Un Toad-cuisto à l'accent italien bien trempé s'écriait grâce à son haut parleur, du haut d'un bâtiment. C'était l'occasion. La seule et l'unique, celle qui ne fallait pas louper, sous aucun prétexte. Luigi et Mario commencèrent par monter sur un toit, grâce à un double saut du premier, qui aida le second en le tirant par le bras. Ce n'était pas les seuls. Partout, sur les toits, des gens arrivaient. Il fallait être rapide. Heureusement, Mario avait son costume rouge. Il balança une boule de feu sur le seul concurrent qui les devançait. En sautant de toits en toits plus habilement que jamais, puis en utilisant un champignon permettant de donner des petites ailettes à son possesseurs, tout en tractant son frère en le soulevant, Mario parvint sans grandes difficultés au pizzaïolo. C'était les deuxièmes.

- Buongiorno l'amico! Tutte le pizze in scambio di 500 coins ?
- Okiduki ! Par contre, les gens qui font la queue derrière vous vont pas être content, mais 500 coins, ça se refusent pas.
- C'est bien pour ça qu'on l'a demander en italien...

Le Toad, vêtu de son long et blanc chapeau de cuisto placé maladroitement au dessus de son champignon, revint de l'arrière boutique de son camion.

- Tenez, le tout est dans le sac. Après une hésitation, il continua, d'une voix basse, Vi consiglio di correre rapidamente per sfuggire a quelli che aspetta... !
- Non si preoccupate per noi! Ciao amico !

Les deux frères se mirent à courir aussi vite que possible, tandis que la file d'attente, qui s'allongeait de secondes en secondes, les regardait d'un air méfiant... Tout à coup, surement après que le Pizzaiolo ai révélé qu'ils avaient prit toutes les pizzas, le premier de la file cria: C'est eux qui ont les pizzas !!
Tout le monde se mit à les poursuivre. Des Koopas venant surement de Port-Lacanaïe, des Toads, mais aussi des Yoshis. Et certain couraient vraiment vite. Ils allaient falloir usé de leur connaissance en tuyauterie pour parvenir à s'enfuir. Luigi montra du doigt un tuyau au centre d'une des nombreuses places de la ville. Il sautèrent tous les deux dedans, suivis quelques secondes plus tard par les poursuivants. C'était un véritable labyrinthe, et pour s'y retrouver, il fallait vraiment être fort. Dans ce domaine, comme dans tant d'autres, les deux frères plombiers l'étaient. Ils parvinrent donc assez rapidement à se trouver un coin tranquille, ou ils allaient pouvoir profiter de leur dernière acquisition: les Pizzas !

- Hmmm, c'est un vrai régale fréro ! Lâcha Luigi, en train de se lécher la langue.
- C'est vrai qu'elles sont bien bonnes. Il en reste environ 50, on en garde pour plus tard ?

Les deux frères eurent un regard malin. Ils s'étaient compris. Non, ils n'allaient pas en garder pour plus tard, c'était trop bon. Ils allaient tout dévorer d'un coup !

- Le spectacle a repris encore plus de vie j'ai l'impression, écoute le bruit en haut !
- Attends, Luigi, chut.

Mario tendis l'oreille, suivis du plombier vert. Tout à coup, le premier se leva brusquement, aida son frère à se lever, et cria pour qu'il entende malgré les bruits, VITE JE CROIS QU'IL Y A UN PROBLÈME A LA SURFACE !
Aussi vite qu'ils le purent, il commencèrent une longue course dans ce dédale qu'est la tuyauterie de Champiville, pour atteindre celui de la Grande Place. Sortis du tuyaux, les deux compagnons assistèrent à un spectacle effroyable: Bowser s'était mêlé à la fête, et pas de n'importe quelle manière.
Tout le monde dans la rue courait, s'écriait, s'affolait, des passant criaient à la douleur, des bâtiments s'écroulaient sous les tirs des vaisseaux du Roi des Koopas, des enfants pleuraient, allongés par terre, en attendant que tout s'arrête. C'était un vrai désastre. Jamais la sécurité n'avait été aussi faible. Jamais le nombre d'individus regroupés au même endroit n'avait été aussi fort. Bowser avait frappé un grand coup.

- Luigi, il faut partir voir si la princesse va bien !
- Je sais, où est le tuyau de téléportation le plus proche ?

Les Tuyaux de téléportations étaient une des nombreuses inventions du Professeur K. Tastroff. Une des seules qui ai été réellement utile et non dangereuse. C'était il y a deux ans, il avait demandé à ses deux amis, les frères plombiers, de venir tester cette invention qu'il qualifiait de "révolutionnaire". Ils n'ont pas hésité une seconde et sont venus. Le premier coup, Luigi ré-apparut de la taille d'une souris. Heureusement, le Professeur arriva à le soigner, et, moins de deux heures plus tard, il avait retrouvé sa taille normale. Après quelques modifications dans les systèmes électroniques du tuyau, le problème fut réglé, et Peach accepta d'en disséminé un peu dans toutes la ville. Les taxiteurs de Champiville avaient même fait une grève, pensant que le système de téléportation nuirait à leur métier. La grève a, malheureusement pour eux, été interminable, puisqu'ils ont tous arrêter leur profession. Malgré ce "léger" défaut, la téléportation proposait un principe des plus pratiques. On se rendait à un de ces tuyaux, demandait, par le biais d'un écran tactile à la pointe de la technologie, une des nombreuses destinations, entrait dans le tuyau, et ressortait intacte à l'endroit désiré.

- Heu... Je sais, suis moi. Luigi guida alors son frère dans les récents décombres de Champiville, tout en évitant les tirs des vaisseaux volants de Bowser, jusqu'à une station qui, heureusement, était encore intacte, non loin de la Porte Centrale.
Pour accéder au Château de Peach par le biais d'un de ces tuyau, il fallait une reconnaissance tactile de l'empreinte digitale. Ce n'est pas tout le monde qui rentre là-bas. Mario posa son pouce sur l'écran, qui se mit à clignoter de couleur verte. Deux secondes plus tard, le tuyau s'ouvrit, et les deux frères entrèrent rapidement dedans.

TCHIK !

- Non !!! Luigi, regarde ça !

C'était horrible. Le Château était en feu, des flammes en sortaient par toutes les fenêtres.
Un Toad sorti en trombe par la Grande Porte:

- Mario ! Luigi ! C'est Bowser, il est là !
- A l'intérieur ?
- Oui, oui !
- Allons y !

Mario poussa la porte, pour laisser place à un épais nuage de fumée. Il la laissa ouverte, pour pouvoir respirer à l'intérieur. Après avoir monté l'escalier principal, ils aperçurent sur le côté un Toad assis, replié, ayant l'air faible. Luigi s'approcha: c'était Papy Champi ! Vite, il prit par le bras, le leva, l'allongea sur ses deux bras, et courus pour le faire sortir.

- Appelle les Champi-Urgences !
- Tout de suite, Luigi. Répondit le Toad qui lui avait indiqué il y a quelques minutes que Bowser était à l'intérieur du Château.
Il composa le numéro, mais ils étaient surement trop débordés, et la ligne avait été coupé.

- Où est le Médecin de la Princesse ? Demanda Luigi, plus qu'affolé.
- Je... Je ne sais pas... Je crois qu'il participait à la fête...
- Mince ! Comment faire, Papy Champi ne tiendra pas !
- Mon frère a une auberge non loin d'ici. Il a fermé pendant le Festival, mais est resté chez lui, pour veiller sur sa femme. Cette dernière est malade, et il lui aurait été impossible de la laisser seule plus de 24 heures. Donc, je disais, emmenons le à cette auberge, il y a des trousses de premiers soins, des lits, et de la nourriture. De plus, mon frère a fait infirmiers quelques années...
- Pourquoi a-t-il abandonné son métier d'infirmier ?
- Il a été viré...
- Et pourquoi ça ?
- C'était une erreur de parcours... De toutes façons c'est notre seul chance !
- Pourquoi ??
- Il avait malencontreusement fait mourir un patient... Dans son jus d'orange, au lieu de mettre le cachet approprié, il avait mis un cachet contenant des fibres de Champignons du Bonheur. Le patient, trop faible, n'a pas réussi à survivre, a convulsé, et est mort sous les yeux même de mon frère... Mais c'est la dernière chance de Papy Champi !
- Oulah, espérons qu'il ne récidive pas. Allez, mènes moi-y !

Pendant ce temps, dans le Château, Mario continue d'essayer de trouver Bowser. Ce n'est qu'arrivé à la terrasse de la Princesse, qu'il le vit, Peach dans les mains, en train de sauter sur son vaisseau. Le moustachu courut de toutes ses forces, sauta, s'agrippa au dessous du bateau volant, mais, avec la vitesse, tomba. La chute fut extrêmement rapide, et, bien que Mario ai surement eu une des plus grandes peur de sa vie, il s'en sortit indemne, en tombant dans le Lac Champignon, lac artificiel construit il y a peu aux alentours du Château. Ce lac, c'était l'idée même de Peach, qui avait trouvé que l'eau manquait à Champiville. D'après elle, cela nuisait aux touristes, ce qui expliquait l'affluence de la ville qui baissait, dans le domaine touristique. L'opération avait marché, puisque suite à la construction de ce gigantesque lac, on a vu l'été suivant un nombre incalculable de voyageurs, venant "essayer" le lac, se baigner, et profiter des divers hôtels construits à l'occasion aux abords.


À suivre !


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